
J'ai passé la journée de samedi à mettre en branle un projet que j'avais depuis longtemps... Remettre l'atelier en ordre. L'atelier, c'est une petite pièce du sous-sol que mon père avait isolée du reste de la salle de lavage et aménagée en atelier, avec son établi et ses outils rangés sur le panneau à petits trous sur le mur d'en face. Un lieu magique où tout était tellement bien rangé que c'était presque gênant de toucher à quelque chose. Mais contrairement au monologue d'Yvon Deschamps qui disait: Mes outils, y a personne qui y touche... Même moi, j'y touche pas", on a toujours eu le droit d'y toucher. Ben, mon frère et moi.
Ma soeur n'a jamais eu l'idée d'y toucher; même aujourd'hui, quand elle regarde un tournevis, elle n'a aucun sentiment d'amour en elle, même très très lointain. Quand je lui parle de sa toilette d'en bas qui est bringuebalante depuis au moins 5 ans (si c'est pas plus !), elle me regarde indifférente, pas concernée, comme si je lui disais que le voisin a une verrue sous le pied gauche. Ah oui ? Ah bon ! Et quand son chum va se décider à faire quelque chose... Il va tout décrisser, sacrer comme un charretier et je ne suis pas certaine que ce sera mieux... Il est équipé mais ses outils servent très peu...
Cet établi-là, j'ai fait mes premières armes de bricolage dessus. Il avait un bel étau... (rouge, pas bleu, il me semble), un gros qui avait du vécu et le dessus de l'établi était plein de trous, de marques, d'encoches et de traits de scie... Bon, certaines marques étaient sans doute l'oeuvre de mon frère et moi mais chaque marque portait mon admiration et mon respect. J'ai scié, cloué, zigonné là-dessus. J'ai aussi fait un bracelet avec une cuillère en argent trouvée sur la plage que j'ai martelée sur le piston d'un Honda 350 fendu (la première moto de Robert), coincé dans l'étau de mon père... Et je le porte encore !
Quand mon frère a eu sa première maison, il est venu chercher l'établi et l'étau, ils sont dans son atelier à lui, au sous-sol et son fils a fait de nouveaux trous dedans ! Et quand j'ai acheté ma première maison, je crois que j'ai craqué aussi pour le très grand établi dans le sous-sol où j'ai pu visser mon premier étau offert par mon grand frère. Un bleu... Que les déménageurs m'ont sans doute piqué quand je suis partie en Suisse parce que je ne l'ai pas retrouvé dans mes affaires ensuite.
Ma soeur est insensible aux outils mais moi, je ne sais pas pourquoi, je fais toujours un détour par la section des outils chez Reno-Dépôt et je m'achèterais bien une toupie et des ciseaux à bois, ça me manque des ciseaux à bois... Ma soeur trippe déco, ma mère capote sur les ustensils de cuisine, mon chum aime les livres, (Thierry s'achète des guitares...), mais moi... Je me suis fais venir le catalogue d'outils Lee Valley que Donald mon voisin m'a insidieusement mis sous le nez, il y a deux semaines et je l'ai tout épluché. J'ai hâte de le montrer à Robert pour partager un peu de mon plaisir. Parce que Daniel, mon chum, il ne frémit pas pantoute là-dessus ! Il a le même regard que ma soeur, tiens !
C'est mon frère qui m'a offert mes premiers outils. Daniel m'a acheté ma première perceuse sans-fil un beau Noël où je lui ai offert une batterie de cuisine anti-adhésive ! J'étais insultée parce que le vendeur l'avait découragé d'acheter une 12 volts vu que c'était pour une femme: c'était bien assez une 9 volts ! J'en ai une 12 volts maintenant avec des piles au lithium... Mais j'en prendrais bien une à percussion, ça me manque parfois... Je sais que cet amour des outils et du travail manuel c'est aussi mon amour pour mon père que j'ai perdu trop tôt et qui n'a pas vu aucun de mes projets de bricolage passé l'âge de 10 ans ! Quand je bricole, je suis son ti-cul à qui il a transmis un peu de lui.
C'est mon Gauvain qui va prendre la relève là-dessus. Il aime travailler avec ses mains et aider. En fin de semaine, il a aidé son père à pelleter dehors. Et puis j'ai posé les tablettes dans l'atelier avec lui et il fait un excellent helper, avenant, astucieux, vaillant. À un moment, il m'a regardé et m'a dit: "Tu sais maman, tu pourrais construire des maisons: tu ferais la même chose que ça mais toute la journée. Je te trouve bonne moi. Est-ce que tu te trouve bonne, toi ?" J'ai répondu oui parce que j'étais son héros et que je n'avais plus aucun doute quand je me voyais dans ses yeux!
Et en cette période où je me pose plein de question sur ce que je vais faire et où la travailleuse autonome en moi est un peu angoissée par l'avenir, ça m'a rassurée. Je me suis sentie utile et "bonne" parce que ce que je faisais en ce moment, avec mon Gauvain, c'était le plus beau métier du monde: Je lui montrais à aimer travailler de ses mains, à faire des choses par lui-même et lui me montrait à l'apprécier ! Merci p'pa !
Ma soeur n'a jamais eu l'idée d'y toucher; même aujourd'hui, quand elle regarde un tournevis, elle n'a aucun sentiment d'amour en elle, même très très lointain. Quand je lui parle de sa toilette d'en bas qui est bringuebalante depuis au moins 5 ans (si c'est pas plus !), elle me regarde indifférente, pas concernée, comme si je lui disais que le voisin a une verrue sous le pied gauche. Ah oui ? Ah bon ! Et quand son chum va se décider à faire quelque chose... Il va tout décrisser, sacrer comme un charretier et je ne suis pas certaine que ce sera mieux... Il est équipé mais ses outils servent très peu...
Cet établi-là, j'ai fait mes premières armes de bricolage dessus. Il avait un bel étau... (rouge, pas bleu, il me semble), un gros qui avait du vécu et le dessus de l'établi était plein de trous, de marques, d'encoches et de traits de scie... Bon, certaines marques étaient sans doute l'oeuvre de mon frère et moi mais chaque marque portait mon admiration et mon respect. J'ai scié, cloué, zigonné là-dessus. J'ai aussi fait un bracelet avec une cuillère en argent trouvée sur la plage que j'ai martelée sur le piston d'un Honda 350 fendu (la première moto de Robert), coincé dans l'étau de mon père... Et je le porte encore !
Quand mon frère a eu sa première maison, il est venu chercher l'établi et l'étau, ils sont dans son atelier à lui, au sous-sol et son fils a fait de nouveaux trous dedans ! Et quand j'ai acheté ma première maison, je crois que j'ai craqué aussi pour le très grand établi dans le sous-sol où j'ai pu visser mon premier étau offert par mon grand frère. Un bleu... Que les déménageurs m'ont sans doute piqué quand je suis partie en Suisse parce que je ne l'ai pas retrouvé dans mes affaires ensuite.
Ma soeur est insensible aux outils mais moi, je ne sais pas pourquoi, je fais toujours un détour par la section des outils chez Reno-Dépôt et je m'achèterais bien une toupie et des ciseaux à bois, ça me manque des ciseaux à bois... Ma soeur trippe déco, ma mère capote sur les ustensils de cuisine, mon chum aime les livres, (Thierry s'achète des guitares...), mais moi... Je me suis fais venir le catalogue d'outils Lee Valley que Donald mon voisin m'a insidieusement mis sous le nez, il y a deux semaines et je l'ai tout épluché. J'ai hâte de le montrer à Robert pour partager un peu de mon plaisir. Parce que Daniel, mon chum, il ne frémit pas pantoute là-dessus ! Il a le même regard que ma soeur, tiens !
C'est mon frère qui m'a offert mes premiers outils. Daniel m'a acheté ma première perceuse sans-fil un beau Noël où je lui ai offert une batterie de cuisine anti-adhésive ! J'étais insultée parce que le vendeur l'avait découragé d'acheter une 12 volts vu que c'était pour une femme: c'était bien assez une 9 volts ! J'en ai une 12 volts maintenant avec des piles au lithium... Mais j'en prendrais bien une à percussion, ça me manque parfois... Je sais que cet amour des outils et du travail manuel c'est aussi mon amour pour mon père que j'ai perdu trop tôt et qui n'a pas vu aucun de mes projets de bricolage passé l'âge de 10 ans ! Quand je bricole, je suis son ti-cul à qui il a transmis un peu de lui.
C'est mon Gauvain qui va prendre la relève là-dessus. Il aime travailler avec ses mains et aider. En fin de semaine, il a aidé son père à pelleter dehors. Et puis j'ai posé les tablettes dans l'atelier avec lui et il fait un excellent helper, avenant, astucieux, vaillant. À un moment, il m'a regardé et m'a dit: "Tu sais maman, tu pourrais construire des maisons: tu ferais la même chose que ça mais toute la journée. Je te trouve bonne moi. Est-ce que tu te trouve bonne, toi ?" J'ai répondu oui parce que j'étais son héros et que je n'avais plus aucun doute quand je me voyais dans ses yeux!
Et en cette période où je me pose plein de question sur ce que je vais faire et où la travailleuse autonome en moi est un peu angoissée par l'avenir, ça m'a rassurée. Je me suis sentie utile et "bonne" parce que ce que je faisais en ce moment, avec mon Gauvain, c'était le plus beau métier du monde: Je lui montrais à aimer travailler de ses mains, à faire des choses par lui-même et lui me montrait à l'apprécier ! Merci p'pa !
1 commentaire:
Salut Micheline
Comme ça tu t'es faite venir le catalogue, lequel? Jardin, ébénisterie, projet, toute la gang...
J'ai découvert l'astuce du siècle. Patrimoine Canada offre des forfait pas cher pour aller faire un tour dans l'autre capitale, celle du reste du Canada. Pour 150$-200$ t'invite ta petite famille visiter le musée de la civilisation avec leur père pendant que tu déambule dans les allées toutes plus garnies les unes que les autres de l'entrepôt Lee Valley. C'est t'y pas le rêve de tout homme...heu... à part Daniel et Patrice!!!
Je te conseil de l'antidérapant pour les bout de marche, comme ça même si noir c'est pas winner, ton assurance responsabilité vas mieux dormir. Pis pour gagner de l'espace dans ton immense sous-sol, une porte coulissant pour la chambre de Pi-loup, y'en a un modèle préfabriqué chez Réno, celle qui disparaît dans l'mur.
Ciao ciao
Donald
P.S.: J'aurais bien voulu t'encourager pis te laisser un commentaire sur ton blogue mais il faut s'inscrire.. ça m'en pas gros pour me décourager.
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