Commencer par la négative. Je le sais, c'est pas très tendance. On doit plutôt trouver le positif en tout (think positive !) et voir le bon côté des choses... J'ai pas été trempée là-dedans, moi. La propension au bonheur, l'aptitude au bonheur, y en a qui l'ont, moi je l'ai pas pas. Je vois d'abord les affaires qui m'énervent. OK, après ça, j'y pense, je me force et je vois les bonnes choses. Je vois les petits détails qui ne brillent pas, qui ne font pas d'éclat... Peut-être que mon cerveau s'excite seulement des choses dérangeantes ? Peut-être que mon scanner personnel est programmé pour voir ce qui ne fonctionne pas ? Je rentre quelque part, je la vois la poussière sur la télé, je les vois les poils de barbe autour du lavabo, je vois le miroir beurré, les miettes sur le comptoir, le cadre croche, l'affaire séchée sur mon couteau supposé être propre, je vois quand quelqu'un essuie le comptoir avec la même guénille qu'il vient d'utiliser pour essuyer le plancher et le bord de mon assiette... Après ça, je vois que la fille est fine et que son chandail est beau, que le gars est drôle... Mais il tinque un peu fort, par exemple...
Je vois aussi des choses qui vont arriver ou des choses imminentes et ça, ça me stresse. Je pourrais m'en foutre, je voudrais ignorer ça, mais non, je les vois et ça me tue ! En général, ça concerne des étrangers, des gens avec qui je n'ai aucun lien, des gens dont je ne devrais pas avoir à me soucier... Mais non ! Je vois le sac à main qui va s'ouvrir, le gars qui marche sur son bord de pantalon, la femme qui a son jupon qui dépasse, le bébé dans le sac dans le dos de son père qui a la tuque sur les yeux et qui essaie de voir, la ceinture qui dépasse de la portière d'une voiture en marche, la porte du bouchon d'essence ouverte, le papier qui va tomber de la poche arrière d'un jeans, l'ado qui marche sur ses lacets dans la gadoue, la mitaine du bébé dans la poussette qui va tomber, la sauce qui va couler du hamburger, la cravate du monsieur qui va tremper dans sa soupe, la porte qui va arriver au nez de la personne suivante, la petite fille qui regarde pas par terre qui va rentre dans la marchette de la madame...
Quand je regarde quelqu'un, je vois son point noir qui ferait un beau Dairy Queen en sortant, son étiquette qui dépasse, son bord de pantalon défait, son manteau qui aurait besoin d'être lavé, la face qu'elle a fait quand j'ai dit telle chose, la manière dont la fille a regardé son chum quand il a pris un autre biscuit, le sourire forcé qu'elle avait quand elle m'a parlé de sa job, ses cheveux qui sont dû pour une teinture, ses ongles qui sont sales, le chapeau qui est trop petit sur son bébé, le soutien-gorge pas de la bonne couleur en dessous de la chemise avec le collet douteux, la marque de bobette sous son pantalon, s'il est circoncis ou pas... Non, non, je me rends pas là, à moins que le pantalon du gars soit vraiment serré... Ou qu'il soit en Speedo, mais que malheureusement pour lui, il n'a pas la shape d'Alexandre Despatie.
Si c'était juste de les voir, ça serait pas si pire... Je pourrais supporter... Mais en plus, j'ai le temps de porter un jugement. Et en général, c'est pas doux. Quand je vois la tite affaire sur le bord de l'oeil de quelqu'un, je me dis pas: c'est un "dodo", je me dis, viarge, il aurait pu prendre le temps de se rincer le visage en se levant ! Quand je vois un gros bleu sur un avant-bras, j'ai le temps de me dire: comment on se fait un bleu là ? Si je vois une mère donner du coke à son fils de 4 ans, je me dis: Ben oui, donnes-y donc une cigarette pis shoot-le donc à l'héroïne un coup parti, ça va être fait ! J'arrête, juste y penser ça m'énerve. Je les vois, ça m'affecte et ça me met mal. Comme Serge Denoncourt qui dit qu'il a honte quand il entend Michèle Richard faire une faute de français dans une entrevue.
Est-ce que c'est une malfonction ? Je ne le saurai jamais. Je sais en tout cas que c'est héréditaire. Ma mère est de même, ma soeur est comme ça. Je pense que mon frère y a échappé. C'est dur à dire, il parle pas... Un vrai gars: s'il parlait, il dirait comme mon chum qu'il aime pas le trouble, les memérages, les critiques... Voyons, moi j'aime tellement ça moi être comme je suis ! Eille ! J'ai-tu choisis d'être née chialeuse, moi ? Ben oui, à la naissance, j'avais deux choix: 1: être aimable et conciliante, aimer la vie, voir le bon côté des choses, être une soie que tout le monde aime et 2: Critiquer, chialer, taper ses nerfs de tout le monde y compris moi-même. C'est évident, j'ai choisi la deuxième option ! Comme n'importe qui de sensé l'aurait fait, voyons ! Une folle dans une poche ! Demain matin, on me demanderait de changer, je bougerait pas ! Je me sens tellement bien comme ça, l'esprit toujours occupé !
C'est quoi déjà la blague ? La différence entre une vache et une blonde? La neurone qui l'empêche de chier partout. Je prendrais le cerveau d'une blonde moi ! Ça serait plus reposant, me semble !
Je vois aussi des choses qui vont arriver ou des choses imminentes et ça, ça me stresse. Je pourrais m'en foutre, je voudrais ignorer ça, mais non, je les vois et ça me tue ! En général, ça concerne des étrangers, des gens avec qui je n'ai aucun lien, des gens dont je ne devrais pas avoir à me soucier... Mais non ! Je vois le sac à main qui va s'ouvrir, le gars qui marche sur son bord de pantalon, la femme qui a son jupon qui dépasse, le bébé dans le sac dans le dos de son père qui a la tuque sur les yeux et qui essaie de voir, la ceinture qui dépasse de la portière d'une voiture en marche, la porte du bouchon d'essence ouverte, le papier qui va tomber de la poche arrière d'un jeans, l'ado qui marche sur ses lacets dans la gadoue, la mitaine du bébé dans la poussette qui va tomber, la sauce qui va couler du hamburger, la cravate du monsieur qui va tremper dans sa soupe, la porte qui va arriver au nez de la personne suivante, la petite fille qui regarde pas par terre qui va rentre dans la marchette de la madame...
Quand je regarde quelqu'un, je vois son point noir qui ferait un beau Dairy Queen en sortant, son étiquette qui dépasse, son bord de pantalon défait, son manteau qui aurait besoin d'être lavé, la face qu'elle a fait quand j'ai dit telle chose, la manière dont la fille a regardé son chum quand il a pris un autre biscuit, le sourire forcé qu'elle avait quand elle m'a parlé de sa job, ses cheveux qui sont dû pour une teinture, ses ongles qui sont sales, le chapeau qui est trop petit sur son bébé, le soutien-gorge pas de la bonne couleur en dessous de la chemise avec le collet douteux, la marque de bobette sous son pantalon, s'il est circoncis ou pas... Non, non, je me rends pas là, à moins que le pantalon du gars soit vraiment serré... Ou qu'il soit en Speedo, mais que malheureusement pour lui, il n'a pas la shape d'Alexandre Despatie.
Si c'était juste de les voir, ça serait pas si pire... Je pourrais supporter... Mais en plus, j'ai le temps de porter un jugement. Et en général, c'est pas doux. Quand je vois la tite affaire sur le bord de l'oeil de quelqu'un, je me dis pas: c'est un "dodo", je me dis, viarge, il aurait pu prendre le temps de se rincer le visage en se levant ! Quand je vois un gros bleu sur un avant-bras, j'ai le temps de me dire: comment on se fait un bleu là ? Si je vois une mère donner du coke à son fils de 4 ans, je me dis: Ben oui, donnes-y donc une cigarette pis shoot-le donc à l'héroïne un coup parti, ça va être fait ! J'arrête, juste y penser ça m'énerve. Je les vois, ça m'affecte et ça me met mal. Comme Serge Denoncourt qui dit qu'il a honte quand il entend Michèle Richard faire une faute de français dans une entrevue.
Est-ce que c'est une malfonction ? Je ne le saurai jamais. Je sais en tout cas que c'est héréditaire. Ma mère est de même, ma soeur est comme ça. Je pense que mon frère y a échappé. C'est dur à dire, il parle pas... Un vrai gars: s'il parlait, il dirait comme mon chum qu'il aime pas le trouble, les memérages, les critiques... Voyons, moi j'aime tellement ça moi être comme je suis ! Eille ! J'ai-tu choisis d'être née chialeuse, moi ? Ben oui, à la naissance, j'avais deux choix: 1: être aimable et conciliante, aimer la vie, voir le bon côté des choses, être une soie que tout le monde aime et 2: Critiquer, chialer, taper ses nerfs de tout le monde y compris moi-même. C'est évident, j'ai choisi la deuxième option ! Comme n'importe qui de sensé l'aurait fait, voyons ! Une folle dans une poche ! Demain matin, on me demanderait de changer, je bougerait pas ! Je me sens tellement bien comme ça, l'esprit toujours occupé !
C'est quoi déjà la blague ? La différence entre une vache et une blonde? La neurone qui l'empêche de chier partout. Je prendrais le cerveau d'une blonde moi ! Ça serait plus reposant, me semble !
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