Tannée des résolutions de la nouvelle année! En fait j'en ai rien à foutre franchement de ce que vous allez vous infliger comme restrictions et comme supplices corporels pour les abandonner dans quelques semaines, voire quelques mois si vous être plus entêté ou hargneux... Faites-le si ça vous chante, mais ne nous cassez pas les oreilles avec ça. Ça ne va pas m'inspirer, ni me motiver à me lancer dans l'aventure de perdre du poids ou de me mettre en forme. En forme ! Je suis en forme, laissez-moi juste souffler toutes les 4 marches et je vais vous suivre. Cette année, ma résolution c'est de ne pas écouter celle des autres. Comme ça je ne serai pas déçue.
Bon, les seuls qui pourraient peut-être prendre des résolutions ce sont mes enfants, mais bon, je peux encore rêver...
Les résolutions, c'est comme "avoir des principes"...
Moi quand j'entends quelqu'un dire qu'il a des principes, j'ai toujours
un petit inconfort qui m'assaille. Car souvent ce sont ces gens qui
utilisent le mot principe pour définir des choses qu'ils ne veulent pas
faire... "J'ai pour principe de ne
jamais aller dans les partys, de ne pas manger telle chose, de ne pas
me laisser prendre en photo, de ne pas écouter la télé québécoise..." comme si ces gens se sentaient protégés par le fait de dire qu'ils ont des principes, eux...
Mais les principes ne sont-ils pas plutôt liés à nos valeurs intimes ? Comme nos valeurs, ils nous viennent de l'éducation que nous avons reçue de nos parents, à l’école ou encore de la société et la culture dans lesquelles nous évoluons. Quand vient le temps de prendre une décision, de réagir à une situation ou
encore quand il s'agit d'interagir avec d’autres personnes, nos paroles et nos gestes sont motivés par nos principes.
Je suis donc à l'aise avec quelqu'un qui me dit: "Je ne mange pas de
viande par principe, car je trouve indécent de tuer un animal pour se nourrir" ou
quelqu'un qui dirait: "je n'achète pas tel produit par principe, car je n'approuve
pas les méthodes de fabrication que cette compagnie emploie", "Je ne vais pas chez Wal-Mart à cause de la façon dont ils traitent leurs employés...". Je considère que ces gens ont des principes. Et ça, je le respecte.
Quand j'entends l'expression en principe, il me vient la joke du petit gars qui voulait savoir la différence entre"en fait" et "en principe". Il demande à son père de lui expliquer la nuance. Son père lui propose alors d'aller demander à sa mère et à sa soeur si elles coucheraient chacune avec un homme qu'elle ne connaît pas pour 1 million de dollars. Le petit gars va voir les deux et leur pose la question puis revient donner ses résultats à son père:
-"Les deux ont dit qu'elles coucheraient avec un inconnu pour 1 million de dollars, papa".
Donc, le père explique à son fils:
-"En principe, on est millionnaire, mais en fait, on habite avec deux guidounes."
Scénariste, mère, bricoleuse... Dans l'ordre ou le désordre. J'aime niaiser chez Canadian Tire, gosser après des petites affaires (c'est fin pour mon chum, ça...!) pis écrire mais surtout, j'aime rire. La vie est trop vache pour prendre ça autrement.
lundi 7 janvier 2013
mercredi 8 septembre 2010
Unbreakable under normal use !

Automne, aux tonnes... Ô Tone ! Automne de mes deux ! J'ai pas le goût de le voir arriver. Même si je ne sors pas beaucoup et que le soleil ne me fait pas, m'écrase, me déconfit, je l'aime bien... au travers de mes fenêtres... Pour travailler dans la salle à diner, il est parfait !
C'est pas que le vent me décoiffe, que la grisaille m'atteigne et me déprime... C'est pas les couleurs orangées qui ne sont pas dans ma palette, ni le gris qui me grossit, c'est la platitude qui se lit sur les visages et le découragement qui s'insinue dans les yeux des autres et de tout un chacun qui me mine, je crois... Et le sentiment que nous allons vers la dormance, qu'il faut prendre notre mal en patience et que nous serons sur le mode " mise en attente" tout l'hiver.
Quand il faut rentrer les chaises de parterre et démonter le gazebo, ramasser les feuilles et protéger les rosiers et autres petits arbustes, en croisant les doigts qu'ils survivent encore un autre hiver. Quand il faut couper l'eau et faire le fameux changement de saison que toutes les mères se tapent en vidant les garde-robes et en rangeant les sandales et les maillots qui ne feront plus l'an prochain mais qu'on garde quand même, au cas où... Je pense que mon chum pense encore que c'est magique que les bottes d'hiver et les manteaux de polar atterrissent dans le garde-robe d'entrée ! C'est comme le frigo et la toilette auto-nettoyants... Il n'a jamais lavé ça et pourtant, ils sont toujours propres... ? C'est fait comme ça, à l'usine ?
Bon. J'arrête !
Quand le Duralex est sorti, leur slogan a tout de suite été Unbreakable... under normal use... Vous vous rappelez de ces verres qui avaient l'air d'être en cristal avec de multiples facettes ? Ils pouvaient enfin tomber de nos petites mains d'enfants maladroits et ne pas se casser... Ô bonheur ! Mais quelques fois, par un mystère absolu, ils cassaient... Et quand ils cassaient, ils cassaient plus que n'importe quel autre objet en verre ! Ils cassaient en milliers d'infimes morceaux de verres, en petits éclats finement ciselés et s'éparpillaient pour nous rappeler que toute chose peut casser même si on la dit incassable...
Mon fils de 13 ans a vérifié cette affirmation vendredi dernier. Oui, oui, pendant le si beau et si long congé de l'Action de Grâces, il nous a fait la surprise de se révéler cassable. Il s'est tirailler avec son frère de 10 ans... Ils appellent ça la fracture du boxeur. C'est le petit os au-dessus de la jointure du petit doigt. Le 5 ième métacarpien pour être plus exacte. Je ne sais pas pourquoi il y a de la fierté de mâle à se casser quelque chose ?!! D'abord je l'ai vue poindre quand le médecin à l'urgence l'a examiné. Il avait ce sourire niais et entendu dès qu'il l'a vu. Avant même la radiographie, il savait à l'enflure et à la magnifique couleur bleutée de sa main que c'était cassé: Il a dit comme un pro. Vous auriez du le voir, le doc. Un sourire en coin, complice. Il a regardé mes deux garçons qui eux aussi souriaient comme dans un pacte étrange. Je vous jure, des francs maçons de la mâlitude ! Ils avaient tous les trois un sourire semblable. J'ai dit au doc: En tout cas, on aura au moins servi à vous faire sourire aujourd'hui... ! Il m'a regardée, un peu gêné de s'être fait voir ou que j'aie perçu, l'espace d'un instant, cet accord tacite entre eux qui n'est réservé qu'à la franc-maçonnerie du mâle... Il s'est excusé en me disant: Mme, j'ai deux garçons, moi aussi... Ah, la tout de suite, je me suis sentie tellement mieux et tellement comprise ! Vraiment ! AHHHHHhhhhh ! C'est donc ça, c'est NORMAL que ça se tape dessus jusqu'à ce que ça se casse quelque chose: C'est des garçons !!!!!!!!
Pfffft ! Quand on est revenus de la radiologie avec le CD et qu'on a vu la radio très nette de ce petit os plus du tout à sa place dans la belle main que j'avais pourtant parfaitement fabriquée... Re-belotte ! Le sourire du doc et revenu...et mes deux gars, pouffant de rire, plus capables de se retenir de rire devant ce trophée de chasse sur l'écran ! Mon Pierre-Loup m'a même dit, contrit: Au moins, on est pas venus pour rien, maman. Imagines si j'avais rien eu... ! Ah oui, j'imagine ! Parce que bien entendu, j'avais déjà pété ma coche depuis la veille où c'était arrivé sur la joie que j'avais d'aller me taper 4 heures dans une salle d'attente d'urgence parce que mes gars s'étaient taper dessus pendant que j'étais partie faire des courses.
Ensuite on s'est tapé l'urgence de Ste-Justine pour voir un orthopédiste et immobiliser la main de mon franc-maçon. 2h00 de plus à attendre de voir le doc. Et devinez quoi ? Un autre mâle l'a sermonné sans entrain en lui disant qu'il avait dû taper pas mal fort pour se casser ça comme un boxeur ! (sourire épais) Que la prochaine, fois, il devrait faire attention... Mais j'ai bien surpris encore ce fameux sourire entendu entre eux... ! Et ce petit éclair de fierté qu'ils ont échangé, eux aussi... Une fois de plus ! Et l'exclamation: Ah les gars, c'est comme ça ! Ben oui, les gars c'est épais de même, ça se tapoche dessus sans penser que ça pourrait mettre son frère sur une civière ou se casser quelque chose et qu'on doivent se taper une journée complète à l'Urgence au lieu de profiter d'un beau long congé pendant que papa est au loin !
L'infirmière en orthopédie a sauvé la donne. Elle n'a pas été impressionnée, elle ! Elle, elle n'a pas sourcillé quand il a dit comment il s'était fait ça. Et même lui a quelque peu adoucit son histoire pour s'ajuster à son regard réprobateur qui ne retournait pas de respect comme les autres docs mâles...
On les fabrique parfaits, on prend soin de les dorlotter, de les protéger, de les crémer, de les tenir au chaud, de les pomponner, de les blinder contre tout, mais ils sont toujours unbreakable under normal use... donc, cassables dans le cas de certains garçons. Je le sais, le mien ne vivra jamais under normal use. Il a toujours eu besoin de tester les limites physiques et psychologiques !!! Les siennes oui, bien entendu et les nôtres, à son père et moi. Il ne va pas dans la vie par les sentiers balisés où tout est un peu plus simple et plus facile à manoeuvrer. Non. Lui, il court quand les autres marchent, il grimpe quand il faut se pencher, il chante quand il faut chuchoter... Mais il a aussi le don de voir les choses différemment des autres. Mon fils hors normes voit ce que les autres ne voient pas, ressent ce que les autres croient cacher, relève le petit détail qui échappe et ce qui est anodin pour les autres !
À la garderie, il a décroché de l'histoire de Jacques et le Haricot que l'éducatrice lisait aux enfants dans le même livre, depuis 15 ans. Une autre éducatrice se serait fâchée voyant simplement un garçon qui n'écoute pas. Mais non, Suzie elle, lui a demandé pourquoi il n'écoutait plus l'histoire qu'il avait pourtant commencé avec plaisir: Il a répondu:
- Parce que ton histoire ne marche pas !
- Ah, bon, a-t elle continué, pourquoi ?
- Parce que la main du géant sur la poignée de la porte de Jacques...ce n'est pas la main d'un géant parce que celle-là, elle est de la bonne taille pour la poignée...
Suzie en a été quitte pour un choc de ne jamais s'être aperçu de l'erreur du dessinateur et de n'avoir jamais entendu pareil commentaire sur son livre... Mais nous on a bien compris ce qui se passait...
Voilà ! Pierre-Loup voit les choses différemment des autres... Alors, il fait son chemin comme personne d'autre. Très intelligent, plus cultivé que la moyenne des gars de son âge à cause de sa curiosité et de sa capacité à tout emmagasiner l'information qu'il dévore, mais brouillon, distrait, perdu, oubliant tout derrière lui, omettant des détails que nous jugeons importants, s'attardant sur ceux qui nous paraissent inutiles... Et chargé comme une boule d'énergie d'émotions et de sensations... Qui fait que parfois, le couvert de la marmite saute, le geste l'emporte sur le jugement et paf ! Il déborde, s'emporte, dépasse les limites, casse quelque chose... ou comme cette fois, se casse quelque chose !
J'espère juste qu'il ne croisera pas trop de franc-maçons pour le stimuler à continuer de pousser les limites... Et qu'il trouvera bien vite le moyen de canaliser cette aptitude qu'il a de ne pas être comme tout le monde... Pour trouver une autre valorisation que le cassage de bras pour se faire admirer !
C'est pas que le vent me décoiffe, que la grisaille m'atteigne et me déprime... C'est pas les couleurs orangées qui ne sont pas dans ma palette, ni le gris qui me grossit, c'est la platitude qui se lit sur les visages et le découragement qui s'insinue dans les yeux des autres et de tout un chacun qui me mine, je crois... Et le sentiment que nous allons vers la dormance, qu'il faut prendre notre mal en patience et que nous serons sur le mode " mise en attente" tout l'hiver.
Quand il faut rentrer les chaises de parterre et démonter le gazebo, ramasser les feuilles et protéger les rosiers et autres petits arbustes, en croisant les doigts qu'ils survivent encore un autre hiver. Quand il faut couper l'eau et faire le fameux changement de saison que toutes les mères se tapent en vidant les garde-robes et en rangeant les sandales et les maillots qui ne feront plus l'an prochain mais qu'on garde quand même, au cas où... Je pense que mon chum pense encore que c'est magique que les bottes d'hiver et les manteaux de polar atterrissent dans le garde-robe d'entrée ! C'est comme le frigo et la toilette auto-nettoyants... Il n'a jamais lavé ça et pourtant, ils sont toujours propres... ? C'est fait comme ça, à l'usine ?
Bon. J'arrête !
Quand le Duralex est sorti, leur slogan a tout de suite été Unbreakable... under normal use... Vous vous rappelez de ces verres qui avaient l'air d'être en cristal avec de multiples facettes ? Ils pouvaient enfin tomber de nos petites mains d'enfants maladroits et ne pas se casser... Ô bonheur ! Mais quelques fois, par un mystère absolu, ils cassaient... Et quand ils cassaient, ils cassaient plus que n'importe quel autre objet en verre ! Ils cassaient en milliers d'infimes morceaux de verres, en petits éclats finement ciselés et s'éparpillaient pour nous rappeler que toute chose peut casser même si on la dit incassable...
Mon fils de 13 ans a vérifié cette affirmation vendredi dernier. Oui, oui, pendant le si beau et si long congé de l'Action de Grâces, il nous a fait la surprise de se révéler cassable. Il s'est tirailler avec son frère de 10 ans... Ils appellent ça la fracture du boxeur. C'est le petit os au-dessus de la jointure du petit doigt. Le 5 ième métacarpien pour être plus exacte. Je ne sais pas pourquoi il y a de la fierté de mâle à se casser quelque chose ?!! D'abord je l'ai vue poindre quand le médecin à l'urgence l'a examiné. Il avait ce sourire niais et entendu dès qu'il l'a vu. Avant même la radiographie, il savait à l'enflure et à la magnifique couleur bleutée de sa main que c'était cassé: Il a dit comme un pro. Vous auriez du le voir, le doc. Un sourire en coin, complice. Il a regardé mes deux garçons qui eux aussi souriaient comme dans un pacte étrange. Je vous jure, des francs maçons de la mâlitude ! Ils avaient tous les trois un sourire semblable. J'ai dit au doc: En tout cas, on aura au moins servi à vous faire sourire aujourd'hui... ! Il m'a regardée, un peu gêné de s'être fait voir ou que j'aie perçu, l'espace d'un instant, cet accord tacite entre eux qui n'est réservé qu'à la franc-maçonnerie du mâle... Il s'est excusé en me disant: Mme, j'ai deux garçons, moi aussi... Ah, la tout de suite, je me suis sentie tellement mieux et tellement comprise ! Vraiment ! AHHHHHhhhhh ! C'est donc ça, c'est NORMAL que ça se tape dessus jusqu'à ce que ça se casse quelque chose: C'est des garçons !!!!!!!!
Pfffft ! Quand on est revenus de la radiologie avec le CD et qu'on a vu la radio très nette de ce petit os plus du tout à sa place dans la belle main que j'avais pourtant parfaitement fabriquée... Re-belotte ! Le sourire du doc et revenu...et mes deux gars, pouffant de rire, plus capables de se retenir de rire devant ce trophée de chasse sur l'écran ! Mon Pierre-Loup m'a même dit, contrit: Au moins, on est pas venus pour rien, maman. Imagines si j'avais rien eu... ! Ah oui, j'imagine ! Parce que bien entendu, j'avais déjà pété ma coche depuis la veille où c'était arrivé sur la joie que j'avais d'aller me taper 4 heures dans une salle d'attente d'urgence parce que mes gars s'étaient taper dessus pendant que j'étais partie faire des courses.
Ensuite on s'est tapé l'urgence de Ste-Justine pour voir un orthopédiste et immobiliser la main de mon franc-maçon. 2h00 de plus à attendre de voir le doc. Et devinez quoi ? Un autre mâle l'a sermonné sans entrain en lui disant qu'il avait dû taper pas mal fort pour se casser ça comme un boxeur ! (sourire épais) Que la prochaine, fois, il devrait faire attention... Mais j'ai bien surpris encore ce fameux sourire entendu entre eux... ! Et ce petit éclair de fierté qu'ils ont échangé, eux aussi... Une fois de plus ! Et l'exclamation: Ah les gars, c'est comme ça ! Ben oui, les gars c'est épais de même, ça se tapoche dessus sans penser que ça pourrait mettre son frère sur une civière ou se casser quelque chose et qu'on doivent se taper une journée complète à l'Urgence au lieu de profiter d'un beau long congé pendant que papa est au loin !
L'infirmière en orthopédie a sauvé la donne. Elle n'a pas été impressionnée, elle ! Elle, elle n'a pas sourcillé quand il a dit comment il s'était fait ça. Et même lui a quelque peu adoucit son histoire pour s'ajuster à son regard réprobateur qui ne retournait pas de respect comme les autres docs mâles...
On les fabrique parfaits, on prend soin de les dorlotter, de les protéger, de les crémer, de les tenir au chaud, de les pomponner, de les blinder contre tout, mais ils sont toujours unbreakable under normal use... donc, cassables dans le cas de certains garçons. Je le sais, le mien ne vivra jamais under normal use. Il a toujours eu besoin de tester les limites physiques et psychologiques !!! Les siennes oui, bien entendu et les nôtres, à son père et moi. Il ne va pas dans la vie par les sentiers balisés où tout est un peu plus simple et plus facile à manoeuvrer. Non. Lui, il court quand les autres marchent, il grimpe quand il faut se pencher, il chante quand il faut chuchoter... Mais il a aussi le don de voir les choses différemment des autres. Mon fils hors normes voit ce que les autres ne voient pas, ressent ce que les autres croient cacher, relève le petit détail qui échappe et ce qui est anodin pour les autres !
À la garderie, il a décroché de l'histoire de Jacques et le Haricot que l'éducatrice lisait aux enfants dans le même livre, depuis 15 ans. Une autre éducatrice se serait fâchée voyant simplement un garçon qui n'écoute pas. Mais non, Suzie elle, lui a demandé pourquoi il n'écoutait plus l'histoire qu'il avait pourtant commencé avec plaisir: Il a répondu:
- Parce que ton histoire ne marche pas !
- Ah, bon, a-t elle continué, pourquoi ?
- Parce que la main du géant sur la poignée de la porte de Jacques...ce n'est pas la main d'un géant parce que celle-là, elle est de la bonne taille pour la poignée...
Suzie en a été quitte pour un choc de ne jamais s'être aperçu de l'erreur du dessinateur et de n'avoir jamais entendu pareil commentaire sur son livre... Mais nous on a bien compris ce qui se passait...
Voilà ! Pierre-Loup voit les choses différemment des autres... Alors, il fait son chemin comme personne d'autre. Très intelligent, plus cultivé que la moyenne des gars de son âge à cause de sa curiosité et de sa capacité à tout emmagasiner l'information qu'il dévore, mais brouillon, distrait, perdu, oubliant tout derrière lui, omettant des détails que nous jugeons importants, s'attardant sur ceux qui nous paraissent inutiles... Et chargé comme une boule d'énergie d'émotions et de sensations... Qui fait que parfois, le couvert de la marmite saute, le geste l'emporte sur le jugement et paf ! Il déborde, s'emporte, dépasse les limites, casse quelque chose... ou comme cette fois, se casse quelque chose !
J'espère juste qu'il ne croisera pas trop de franc-maçons pour le stimuler à continuer de pousser les limites... Et qu'il trouvera bien vite le moyen de canaliser cette aptitude qu'il a de ne pas être comme tout le monde... Pour trouver une autre valorisation que le cassage de bras pour se faire admirer !
dimanche 9 mai 2010
La job de mère...
Je fais la même job depuis 15 ans et pourtant, elle n'est jamais dans mon cv. Tous les jours, ma job change et évolue... Tous les jours, je suis surprise par une nouvelle fonction que je dois occuper à pied levé. Je ne sais jamais quelle tâche je vais accomplir, à quel patron je vais répondre, quel sera mon niveau de compétences pour accomplir le travail demandé... que dire, exigé !
Pourtant, je fais ce travail sans me poser de questions, du levé au couché, sans pause et sans break syndical. Et j'ai tout appris sur le tas. Jamais suivi de cours, de stage ou de formation. Bon, je le fais avec des essais et erreurs, les oui-dire, les conseils glanés à gauche et à droite, les doutes et les égarements... Mais je le fais, sans le remettre en question et sans penser donner ma démission... Quoi que... Des fois, je menace mes employeurs...
La job de mère demande beaucoup d'imagination. J'ai développé des techniques de persuasion. Après avoir demandé 8 fois à Gauvain de ramasser sa chambre, je le menace de tout jeter. JS'il ne réagit pas, je mets tout ce qui traîne dans un grand sac vert et je fais disparaître le tout au moins une semaine, histoire de faire valoir mon autorité... Quand Éliotte ne se ramasse pas et cache ses vêtements sales dans son garde-robe, je ne lave plus son linge jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a plus rien à se mettre.
J'ai demandé plusieurs fois aux enfants (et à mon chum...) de retourner leurs chandails à l'endroit et de ne pas mettre les chaussettes en boule au lavage... Sans résultats ! J'ai donc lavés, séchés et pliés tous les chandails à l'envers et mis les chaussettes lavées en boule dans les tiroirs pendant une semaine... Bizarrement, cela a eu plus d'effets que toutes les menaces précédentes.
J'ai touché à toutes les sphères de métier avec ma job de mère. Je suis couturière, coiffeuse, psychologue, mécanicienne, conseillère en orientation, coach de sport ou de vie, organisatrice d'événements spéciaux, planificatrice, styliste, gestionnaire, médiatrice, arbitre, chauffeur de taxi, motivatrice, entraîneuse, meneuse de claques, policière, enseignante...
J'ai acquis aussi des compétences transversales inattendues... Un jour, je suis architecte et je construit une maquette, ensuite j'explique la différence entre la dictature et la monarchie, puis je camoufle un bouton avec du fond de teint, je gère une bagarre, je prépare un lunch, je fais une brassée, je ramasse les crottes du chien dans le jardin, je commente un look, j'aide des formes, des volumes et une opération d'algèbre à entrer dans le crâne de quelqu'un, je coach une présentation orale, je dirige une recherche sur les bélugas, je perds ma crédibilité à la Wii, je crée des boucles d'oreilles avec des soldats de plastique, je répare une voiture de course, je recolle une tasse précieuse, je raccroche un cadre, je repeins la rampe d'escalier qui a servi de piste de course, je magasine une paire de chaussures à 20h45 quand les magasins ferment à 21h00, je transforme une paire de jeans trouée en shorts trendy, je fais des tresses françaises, je rembarque une chaîne de vélo, je regonfle un ballon qui pètera ensuite la vitre de mon voisin, je négocie une entente avec le voisin pour la réparation, je sers de médiatrice pour une guerre nucléaire autour d'un jeu de XBox ou d'une émission de télé... Bref, la routine quoi !!!
La job de mère demande beaucoup d'imagination. J'ai développé des techniques de persuasion. Après avoir demandé 8 fois à Gauvain de ramasser sa chambre, je le menace de tout jeter. JS'il ne réagit pas, je mets tout ce qui traîne dans un grand sac vert et je fais disparaître le tout au moins une semaine, histoire de faire valoir mon autorité... Quand Éliotte ne se ramasse pas et cache ses vêtements sales dans son garde-robe, je ne lave plus son linge jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a plus rien à se mettre.
J'ai demandé plusieurs fois aux enfants (et à mon chum...) de retourner leurs chandails à l'endroit et de ne pas mettre les chaussettes en boule au lavage... Sans résultats ! J'ai donc lavés, séchés et pliés tous les chandails à l'envers et mis les chaussettes lavées en boule dans les tiroirs pendant une semaine... Bizarrement, cela a eu plus d'effets que toutes les menaces précédentes.
J'ai touché à toutes les sphères de métier avec ma job de mère. Je suis couturière, coiffeuse, psychologue, mécanicienne, conseillère en orientation, coach de sport ou de vie, organisatrice d'événements spéciaux, planificatrice, styliste, gestionnaire, médiatrice, arbitre, chauffeur de taxi, motivatrice, entraîneuse, meneuse de claques, policière, enseignante...
J'ai acquis aussi des compétences transversales inattendues... Un jour, je suis architecte et je construit une maquette, ensuite j'explique la différence entre la dictature et la monarchie, puis je camoufle un bouton avec du fond de teint, je gère une bagarre, je prépare un lunch, je fais une brassée, je ramasse les crottes du chien dans le jardin, je commente un look, j'aide des formes, des volumes et une opération d'algèbre à entrer dans le crâne de quelqu'un, je coach une présentation orale, je dirige une recherche sur les bélugas, je perds ma crédibilité à la Wii, je crée des boucles d'oreilles avec des soldats de plastique, je répare une voiture de course, je recolle une tasse précieuse, je raccroche un cadre, je repeins la rampe d'escalier qui a servi de piste de course, je magasine une paire de chaussures à 20h45 quand les magasins ferment à 21h00, je transforme une paire de jeans trouée en shorts trendy, je fais des tresses françaises, je rembarque une chaîne de vélo, je regonfle un ballon qui pètera ensuite la vitre de mon voisin, je négocie une entente avec le voisin pour la réparation, je sers de médiatrice pour une guerre nucléaire autour d'un jeu de XBox ou d'une émission de télé... Bref, la routine quoi !!!
La job de mère est sans contredit une job sans possibilité d'avancement, sans horaires fixes, sans avantages sociaux, sans sécurité d'emploi, sans salaire, sans bénéfices marginaux, sans assurance emploi, sans vacances payées et sans valorisation sociale... Et pourtant, tous les jours des femmes postulent pour l'emploi, acceptent les conditions, dépassent les compétences exigées, remplissent de nouvelles tâches... et dès qu'elles le peuvent, repartent se chercher du travail tout en continuant leur job de mère !
De toutes les jobs que j'ai faites, c'est vraiment celle que je ne regrette pas d'avoir commencé. Elle n'est pas prête de se terminer non plus. Et tout ça, je l'ai fait sans savoir dans quoi je m'embarquais, sans me douter de l'ampleur de la tâche et curieusement, sans attendre rien en retour. Depuis 15 ans, je reçois mon salaire en câlins, en confidences, en sourires, en larmes séchées, en bricolages, en bisous, en complicité, en fous rires, en excuses, en scènes touchantes, en moments de grâce, d'attendrissement, de fierté ou de bonheur, en souvenirs, en surprises, en étonnement constant, en amour sincère, en regards qui me font craquer chaque fois...
Bon, je sais, cette job m'a aussi rendue moumoune à mort, inquiète et émotive à souhait ! Elle m'a ramollit et m'a attendri le coeur. À cause d'elle, j'ai la larme facile et je m'en fais pour rien et pour tout... À force d'accomplir toutes ces tâches futiles ou essentielles, je suis devenue... Une mère ! Et je remercie le gars qui m'a demandé il y a 15 ans: "On fait-tu un bébé ?" de ne pas s'être poussé ensuite et d'en avoir voulu deux autres... Grâce à lui, je tiens le coup et j'aime ma job !
De toutes les jobs que j'ai faites, c'est vraiment celle que je ne regrette pas d'avoir commencé. Elle n'est pas prête de se terminer non plus. Et tout ça, je l'ai fait sans savoir dans quoi je m'embarquais, sans me douter de l'ampleur de la tâche et curieusement, sans attendre rien en retour. Depuis 15 ans, je reçois mon salaire en câlins, en confidences, en sourires, en larmes séchées, en bricolages, en bisous, en complicité, en fous rires, en excuses, en scènes touchantes, en moments de grâce, d'attendrissement, de fierté ou de bonheur, en souvenirs, en surprises, en étonnement constant, en amour sincère, en regards qui me font craquer chaque fois...
Bon, je sais, cette job m'a aussi rendue moumoune à mort, inquiète et émotive à souhait ! Elle m'a ramollit et m'a attendri le coeur. À cause d'elle, j'ai la larme facile et je m'en fais pour rien et pour tout... À force d'accomplir toutes ces tâches futiles ou essentielles, je suis devenue... Une mère ! Et je remercie le gars qui m'a demandé il y a 15 ans: "On fait-tu un bébé ?" de ne pas s'être poussé ensuite et d'en avoir voulu deux autres... Grâce à lui, je tiens le coup et j'aime ma job !
mardi 27 avril 2010
Recette pour riposter à une lettre de bêtises
Recevoir des demandes d'amitié via Facebook est souvent marcher en terrain miné. Si votre ami est un inconnu, la question ne se pose pas, vous ignorez sa demande avec classe. S'il est une tâche finie, vous ignorez avec un petit mouvement de plaisir et un sourire moqueur. Mais si c'est un contact de travail, alors là, vous voilà coincé et mal à l'aise ! D'un côté si vous le refusez, vous le froissez et vous mettez en péril votre prochain contrat avec cette personne. De l'autre, si vous l'acceptez, vous ne pouvez plus dire ce que vous voulez dans vos statuts sans avoir à réfléchir aux conséquences de vos paroles sur vos "amis" ! Et qu'en est-il de vos autres amis ? Si vous acceptez une personne que vous savez être le pire ennemi de votre "autre ami" facebook ? Qu'allez-vous déclencher ou révéler de vous ? Allez-vous dévoiler une partie de votre passé que vous vouliez taire ? Serez-vous démasqué ? Moi par exemple, j'ai travaillé pour Juste pour Rire, j'ai vendu mon âme au diable dans l'esprit de certains... Ai-je droit de révéler cette information et d'accepter les ennemis publics de JPR dans mes amis ? Trouverai-je un petit sac de merde sur le perron de mon Facebook demain ? Quelqu'un y mettra t'il le feu pour que je l'éteigne et qu'il se marre sur mon babillard ? Et que dire de mon passé de caissière de cinéma 3X ? (ne vous bidonnez pas, j'ai vraiment payé une partie de mes études de théâtre avec le fruit de mon travail au Cinéma Ève, coin St-Laurent et Ste-Catherine (merci Pascal)... au grand désespoir de ma mère !!!)
Saviez-vous que vous pouvez retirer des amis de votre liste d'amis Facebook sans que ces derniers ne reçoivent une notification ? Vous supprimez ce contact de votre liste d'amis et à moins qu'il essaie ensuite de retourner sur votre page, il n'en saura jamais rien !
Moi, il y a quelques temps, j'ai commis l'irréparable, l'outrage suprême, l'affront ultime ! J'ai flushé des "amis" Facebook ! Pourquoi j'ai flushé ces personnes ? En gros pour avoir la liberté d'esprit de dire et de penser ce que je veux sur facebook. Pour ne pas me sentir censurée quand j'ai envie de faire un coup de gueule ou quand je ne suis pas heureuse d'une situation. Pour pouvoir dire ce que je pense quand je le pense, viarge !@ Pour au moins deux d'entre eux, des collègues de travail, c'était aussi pour ne pas leur accorder le plaisir de pouvoir connaître mes états d'âme et pour leur enlever le privilège de savoir ce que je pense vraiment. Pour avoir au moins la paix sur Facebook quand je ne l'avais pas au travail !
Deux d'entre eux ne se sont plus jamais manifesté (je ne sais pas s'il s'en sont rendus compte seulement ?). Une collègue s'est sentie blessée et a été très attristée, il paraît. Elle n'est pas venue m'en parler, elle a simplement choisi de faire pitié depuis ce temps et n'ose plus me regarder dans les yeux. Enfin, la dernière personne avec qui je travaille s'est sentie tellement insultée qu'elle m'a envoyé un courriel de marde !!! Elle en a profité pour se vider le coeur sur ce qu'elle avait fait pour moi et m'a avoué qu'elle n'avait jamais senti que de mon côté je méritais cet "amour" !!!!!!!!!!! J'ai failli répliquer... mais je tiens à conserver le peu de plaisir que j'ai à travailler en ce moment.
J'ai alors utilisé la méthode "Enregistrer Brouillon". Ça remplace la méthode de mon amie Sylvie que j'ai baptisée 24 h. Elle avait collé sur son téléphone la mention suivante: "J'y pense et je vous rappelle dans 24 heures. "
Enregistrer brouillon est simplement la version moderne adaptée de la méthode 24h. C'est une méthode géniale qui vous fait maitriser Internet et profiter de sa technologie.
Vous écrivez votre réponse à la personne qui vous insulte, vous fâche ou vous blesse, Laissez-vous aller, dites ce que vous pensez de cette personne, ne vous censurez pas, profitez ! Comme on dit: Faites sortir le méchant !
L'opération suivante est très importante et c'est là que la méthode prend toute son importance ! Une fois écrit votre courriel, vous enregistrez comme brouillon et vous le refermez. Attention, maintenant soyez rigoureux: Vous pouvez vous relire mais seulement, et vraiment seulement 24 heures plus tard. Une fois la moutarde redescendue de votre nez, les plaques résorbées sur votre visage, l'écume autour de votre bouche méticuleusement nettoyée et une fois que le conseil de la nuit a fait son oeuvre sur votre cerveau en ébullition calmé...
Vous relisez attentivement. En général, dans la majorité des cas, vous ne pouvez assumer d'envoyer directement ce courriel sans quelques petites modifications purement esthétiques. mais nécessaires.. D'abord, vous remettez tout le texte en caractères normaux (les caractère gras et les majuscules employés sur plus de deux lignes sont perçus comme de l'agressivité, il paraît...) Vous changez la police utilisée, vous prenez celle sans les traces de sang qui giclent de partout... Et vous passez de la grosseur 48 à la grosseur habituelle de 12...
Vous écrivez votre réponse à la personne qui vous insulte, vous fâche ou vous blesse, Laissez-vous aller, dites ce que vous pensez de cette personne, ne vous censurez pas, profitez ! Comme on dit: Faites sortir le méchant !
L'opération suivante est très importante et c'est là que la méthode prend toute son importance ! Une fois écrit votre courriel, vous enregistrez comme brouillon et vous le refermez. Attention, maintenant soyez rigoureux: Vous pouvez vous relire mais seulement, et vraiment seulement 24 heures plus tard. Une fois la moutarde redescendue de votre nez, les plaques résorbées sur votre visage, l'écume autour de votre bouche méticuleusement nettoyée et une fois que le conseil de la nuit a fait son oeuvre sur votre cerveau en ébullition calmé...
Vous relisez attentivement. En général, dans la majorité des cas, vous ne pouvez assumer d'envoyer directement ce courriel sans quelques petites modifications purement esthétiques. mais nécessaires.. D'abord, vous remettez tout le texte en caractères normaux (les caractère gras et les majuscules employés sur plus de deux lignes sont perçus comme de l'agressivité, il paraît...) Vous changez la police utilisée, vous prenez celle sans les traces de sang qui giclent de partout... Et vous passez de la grosseur 48 à la grosseur habituelle de 12...
Ensuite vous enlevez toutes les menaces de mort, les allusions au physique peu avenant de la personne et tous les mots suivis du mot "grosse" ou "gros"... De préférence, tout le règne animal peut aussi disparaître de votre vocabulaire ainsi que les noms, les adverbes ou les adjectifs créés à partir de la vaisselle de sacristie (comme osti, tabarnac, ciboire ou crissement, câlissement, etc...)
De plus, vous devez vous relire en portant une attention toute particulière au fait que la police, l'armée ou le FBI ne puissent soupçonner que vous avez de quelconques intentions meurtrières. Ils sont très frileux sur ce sujet. Ne vous adressez qu'à la personne visée et n'impliquez pas sa famille ou à ses proches, cela aussi peut contribuer à dissiper les doutes sur la nature de vos intentions.
Finalement, considérez le fait que vous souhaitiez ou non continuer à travailler dans le milieu dans lequel vous travaillez en ce moment. Voulez-vous quittez votre emploi définitivement , disparaître de la carte ou vous recycler dans une autre discipline ou souhaitez-vous simplement rétablir les faits et votre relation avec cette personne ? La question se pose en vous relisant... Ne laissez pas vos émotions vous submerger et pensez un peu aux conséquences de votre courriel sur votre famille...
Vous verrez, ça semble ardu à faire mais l'exercice est tellement gratifiant ! Vous aurez un tel sentiment de puissance quand vous vous corrigerez en vous disant: J'ai tellement bien fait de ne pas envoyer ce courriel hier, quand je l'ai écrit... Je n'aurais jamais eu le plaisir de me relire avec autant de sang froid... et d'intelligence !
De plus, vous devez vous relire en portant une attention toute particulière au fait que la police, l'armée ou le FBI ne puissent soupçonner que vous avez de quelconques intentions meurtrières. Ils sont très frileux sur ce sujet. Ne vous adressez qu'à la personne visée et n'impliquez pas sa famille ou à ses proches, cela aussi peut contribuer à dissiper les doutes sur la nature de vos intentions.
Finalement, considérez le fait que vous souhaitiez ou non continuer à travailler dans le milieu dans lequel vous travaillez en ce moment. Voulez-vous quittez votre emploi définitivement , disparaître de la carte ou vous recycler dans une autre discipline ou souhaitez-vous simplement rétablir les faits et votre relation avec cette personne ? La question se pose en vous relisant... Ne laissez pas vos émotions vous submerger et pensez un peu aux conséquences de votre courriel sur votre famille...
Vous verrez, ça semble ardu à faire mais l'exercice est tellement gratifiant ! Vous aurez un tel sentiment de puissance quand vous vous corrigerez en vous disant: J'ai tellement bien fait de ne pas envoyer ce courriel hier, quand je l'ai écrit... Je n'aurais jamais eu le plaisir de me relire avec autant de sang froid... et d'intelligence !
jeudi 31 décembre 2009
St-Sylvestre des chasseurs !
C'est bientôt la nouvelle année ! Nous sommes dans les grands changements... Ben oui, c'est pas assez remuant notre vie avec nos jobs, les voyages de l'homme, les projets que nous avons chacun de notre côté, trois enfants, le sport trois fois par semaine, on s'est dit "Viarge , pourquoi ne pas mettre un peu de piquant dans notre petite vie tranquille ?!!!" Hum ? Et si on déménageait ? Ça nous ferait quelque chose à faire pour les prochains 6 mois !
Alors on a passé nos vacances à visiter et je suis retournée au pinceau et au rouleau histoire de faire disparaître "des ans l'irréparable outrage..." Les traces de 38 ans de vie dans cette maison ! Eh oui, oui, 38 ans que je la connais cette maison ! Achetée en 1971 par mes parents, neuve, sur papier comme on dit, la petite maison de la rue Hector-Charland valait 15 ooo $ à l'époque. Je suis arrivée ici à 7 ans, partie à 17 ans pour l'école de théââââââââtre à Ste-Thérèse, je suis revenue cycliquement passer mes étés et profiter de la piscine et du frigo, ben oui, je l'avoue... Puis en 2002, de retour de la Suisse avec toute la bande d'exilés; mes 3 enfantssssss, mon chum m'a convaincu de saisir l'occasion et d'acheter la fameuse maison de mes parents le temps qu'on se revire de bord. On s'est reviré de bord pendant 7 ans finalement. Faut croire qu'on vire pas facilement 5 personnes, on doit avoir un paquebot !!!!!!!! Ma Lili avait 7 ans quand on a acheté ! L'histoire se répétait !
On en a fait des travaux ici pour finir par se sentir un peu chez nous ! Et la porte d'en avant, et la cour, et la clôture, et les fenêtres et la peinture, et la salle de bain, et le sous-sol, et une autre chambre en bas, et l'asphalte, et ...Alouette ! On a fait le tour et sur le point d'entreprendre un nouveau tour, l'homme a finalement cédé quand il a vu ça arriver ! Rien de tel qu'une soumission ! Pas la soumission que vous imaginez, je veux dire, la soumission de l'entrepreneur en rénovation. Quand même, je ne suis pas une matrone.... En tout cas pas... assumée ! Malgré qu'avec un fouet et des bottes je suis pas mal...
On déménage ! On cherche plus grand naturellement parce que le principal point irritant ici , c'est l'espace. On a utilisé chaque centimètre de la maison, on est saturé, on peut plus engraisser tellement on a plus de place. Et comme ça va pas aller en s'améliorant, avec des ados en devenir, on s'est dit: It's now or never, mon trésor !
C'est déjà pas facile de trouver une maison avec tous nos critères et ça dans nos prix naturellement mais la trouver qui fait l'affaire des deux membres du couple... !!! Ça c'est une autre affaire ! C'est là qu'on voit que nous sommes fondamentalement différents ! Le beau projet commun devient parfois un pugilat entre deux sumos pas prêts à lâcher la coupe si facilement ! Et je te pogne par la couette et je te lance par la couche et je t'étends sur le dos pendant que je roule sur le côté me gratter la poche. Je m'égare, je me suis laissée emporter par la vue de toute cette graisse et des chignons huileux !
On va déménager, je sais que ça va arriver, qu'on va trouver et qu'on va réussir à vendre la petite maison pleine d'histoire ! Mais je sais aussi que ça sera pas simple et surtout que ça ne se fera pas sans heurts. Espérons qu'on va survivre à ce nouveau projet... jusqu'au prochain !
Ah oui, c'est vrai, j'oubliais.... Bonne année, amis, parents et autres gens qui me côtoyez ! Je vous souhaite la santé et vous aussi de beaux projets stimulants qui remuent la fibre de conquérants et de chasseur en vous. Car c'est ce que nous sommes, des chasseurs... de rêves, de bonheur et d'amour ! Alors bonne chasse aussi !!! XXX
Alors on a passé nos vacances à visiter et je suis retournée au pinceau et au rouleau histoire de faire disparaître "des ans l'irréparable outrage..." Les traces de 38 ans de vie dans cette maison ! Eh oui, oui, 38 ans que je la connais cette maison ! Achetée en 1971 par mes parents, neuve, sur papier comme on dit, la petite maison de la rue Hector-Charland valait 15 ooo $ à l'époque. Je suis arrivée ici à 7 ans, partie à 17 ans pour l'école de théââââââââtre à Ste-Thérèse, je suis revenue cycliquement passer mes étés et profiter de la piscine et du frigo, ben oui, je l'avoue... Puis en 2002, de retour de la Suisse avec toute la bande d'exilés; mes 3 enfantssssss, mon chum m'a convaincu de saisir l'occasion et d'acheter la fameuse maison de mes parents le temps qu'on se revire de bord. On s'est reviré de bord pendant 7 ans finalement. Faut croire qu'on vire pas facilement 5 personnes, on doit avoir un paquebot !!!!!!!! Ma Lili avait 7 ans quand on a acheté ! L'histoire se répétait !
On en a fait des travaux ici pour finir par se sentir un peu chez nous ! Et la porte d'en avant, et la cour, et la clôture, et les fenêtres et la peinture, et la salle de bain, et le sous-sol, et une autre chambre en bas, et l'asphalte, et ...Alouette ! On a fait le tour et sur le point d'entreprendre un nouveau tour, l'homme a finalement cédé quand il a vu ça arriver ! Rien de tel qu'une soumission ! Pas la soumission que vous imaginez, je veux dire, la soumission de l'entrepreneur en rénovation. Quand même, je ne suis pas une matrone.... En tout cas pas... assumée ! Malgré qu'avec un fouet et des bottes je suis pas mal...
On déménage ! On cherche plus grand naturellement parce que le principal point irritant ici , c'est l'espace. On a utilisé chaque centimètre de la maison, on est saturé, on peut plus engraisser tellement on a plus de place. Et comme ça va pas aller en s'améliorant, avec des ados en devenir, on s'est dit: It's now or never, mon trésor !
C'est déjà pas facile de trouver une maison avec tous nos critères et ça dans nos prix naturellement mais la trouver qui fait l'affaire des deux membres du couple... !!! Ça c'est une autre affaire ! C'est là qu'on voit que nous sommes fondamentalement différents ! Le beau projet commun devient parfois un pugilat entre deux sumos pas prêts à lâcher la coupe si facilement ! Et je te pogne par la couette et je te lance par la couche et je t'étends sur le dos pendant que je roule sur le côté me gratter la poche. Je m'égare, je me suis laissée emporter par la vue de toute cette graisse et des chignons huileux !
On va déménager, je sais que ça va arriver, qu'on va trouver et qu'on va réussir à vendre la petite maison pleine d'histoire ! Mais je sais aussi que ça sera pas simple et surtout que ça ne se fera pas sans heurts. Espérons qu'on va survivre à ce nouveau projet... jusqu'au prochain !
Ah oui, c'est vrai, j'oubliais.... Bonne année, amis, parents et autres gens qui me côtoyez ! Je vous souhaite la santé et vous aussi de beaux projets stimulants qui remuent la fibre de conquérants et de chasseur en vous. Car c'est ce que nous sommes, des chasseurs... de rêves, de bonheur et d'amour ! Alors bonne chasse aussi !!! XXX
lundi 20 juillet 2009
J'ai une fille de 14 ans !
J'ai une fille de 14 ans ! Elle s'enferme à double tour dans la salle de bain, puis dans sa chambre aussi longtemps et veut ensuite être seule au sous-sol, puis elle retourne dans sa chambre et s'enferme ensuite dans la salle de bain et hurle si ses frères frappent à la porte même si c'est pour demander si elle vient souper... Mais elle ne vient pas... Enfin pas tout de suite... Elle crie dans deux minutes mais en fait c'est dans une demi-heure... Elle n'a jamais faim à l'heure des repas, alors elle mange dans sa chambre, elle vide des sacs de cochonneries, qu'elle laisse bêtement trainer comme si on allait pas les trouver et se dire: Diantre, elle ne mange que des cochonneries ! Elle se nourrit aux toasts avec du beurre, elle mange aussi des sandwichs (ça fait encore du pain, ça !) elle grignote des carottes trempées dans le fromage à la crème et s'insulte quand on lui montre le pot dégueulasse, plein de morceaux de carottes écrasées... Quoi ?????
Elle se regarde dans le miroir pendant que les autres lui parlent, elle se replace les cheveux quand on lui demande comment a été sa journée, elle lève les yeux au ciel quand son père fait une blague.
Et devant ses ami(e)s ? Nous sommes des parents à l'humour douteux mais elle est fière de dire que ses amis trouvent ses parents full chill. Elle répond comme une mégère, que dis-je une harpie, quand on lui demande si ses amis restent pour le souper, à quelle heure elle revient, où elle va, qui sera là, à quelle heure elle veut qu'on aille la chercher ? Toutes ses phrases se terminent étrangement par un "eh que t'es épaisse" silencieux, qu'elle ne prononce pas mais qu'on entend vraiment distinctement parfois...
Et son père ? Du roi, au prince ou au héros qu'il était depuis ses deux ans, il est passé au rang de chauffeur, il sert à voiturer tout un chacun, à se déplacer entre le centre d'achats et le cinéma, entre le resto et la maison d'une amie. Ah oui, il sert aussi pour les sous, qui curieusement ne suffisent plus... Il sert. Mais il est jeté aussitôt servie. Il fait pitié, ça le rend piteux, il trouve ça difficile de ne plus être le héros et de même se faire marcher sur la cape.
J'ai une fille de 14 ans. Elle ne se trouve ni trop grosse, ni laide, ni moche mais elle aime pas ses cheveux frisés alors elle les lisse, ni l'espace entre ses dents d'en haut, ni son nez et puis ensuite, elle aime ses cheveux frisés mais elle les défrise quand même un peu, elle aime ses yeux, ses abdos d'enfer qui impressionnent ses amies qui ne font pas de sport, elle rit de ses petits seins "pas encore développés", aimerait en avoir un jour... mais dans pas trop longtemps quand même... Elle a plein d'amis de garçons, de filles aussi, mais elle dit qu'elle n'est pas "populaire".
C'est quand même rassurant qu'elle ne se trouve pas grosse alors qu'elle a pas une once de gras sur le corps, qu'elle ne se trouve pas moche alors qu'elle est si jolie ...mais il lui faut quand même du maquillage pour se plaire à elle-même.
Il paraît qu'on se ressemble tellement qu'on ne peut pas se renier. Même les étrangers nous passent la remarque. On ne trouve pas ça ni l'une ni l'autre. Par contre, c'est vrai qu'on a plein de points en commun: elle tombe souvent comme moi, elle ne sait pas cuisiner, elle est drôle comme un singe, elle sait faire rire et a de la répartie, elle aime le chocolat, elle a de vrais fou-rires, elle a une bonne oreille, elle aime chanter, elle écrit bien, aime la lecture... Mais elle a vraiment 14 ans ! Elle est bien plus jolie que je l'étais à son âge. Elle a 14 ans et déjà tellement de choses à penser, à faire, à dire, à taire, à essayer et de conseils à ne pas écouter ! Elle a 14 ans, elle ne les aura plus longtemps, plus jamais non plus. Dieu qu'elle a 14 ans ! Mais elle est formidable et me rappelle que moi, je suis loin de mes 14 ans... Et c'est pas si mal après tout !
Elle se regarde dans le miroir pendant que les autres lui parlent, elle se replace les cheveux quand on lui demande comment a été sa journée, elle lève les yeux au ciel quand son père fait une blague.
Et devant ses ami(e)s ? Nous sommes des parents à l'humour douteux mais elle est fière de dire que ses amis trouvent ses parents full chill. Elle répond comme une mégère, que dis-je une harpie, quand on lui demande si ses amis restent pour le souper, à quelle heure elle revient, où elle va, qui sera là, à quelle heure elle veut qu'on aille la chercher ? Toutes ses phrases se terminent étrangement par un "eh que t'es épaisse" silencieux, qu'elle ne prononce pas mais qu'on entend vraiment distinctement parfois...
Et son père ? Du roi, au prince ou au héros qu'il était depuis ses deux ans, il est passé au rang de chauffeur, il sert à voiturer tout un chacun, à se déplacer entre le centre d'achats et le cinéma, entre le resto et la maison d'une amie. Ah oui, il sert aussi pour les sous, qui curieusement ne suffisent plus... Il sert. Mais il est jeté aussitôt servie. Il fait pitié, ça le rend piteux, il trouve ça difficile de ne plus être le héros et de même se faire marcher sur la cape.
J'ai une fille de 14 ans. Elle ne se trouve ni trop grosse, ni laide, ni moche mais elle aime pas ses cheveux frisés alors elle les lisse, ni l'espace entre ses dents d'en haut, ni son nez et puis ensuite, elle aime ses cheveux frisés mais elle les défrise quand même un peu, elle aime ses yeux, ses abdos d'enfer qui impressionnent ses amies qui ne font pas de sport, elle rit de ses petits seins "pas encore développés", aimerait en avoir un jour... mais dans pas trop longtemps quand même... Elle a plein d'amis de garçons, de filles aussi, mais elle dit qu'elle n'est pas "populaire".
C'est quand même rassurant qu'elle ne se trouve pas grosse alors qu'elle a pas une once de gras sur le corps, qu'elle ne se trouve pas moche alors qu'elle est si jolie ...mais il lui faut quand même du maquillage pour se plaire à elle-même.
Il paraît qu'on se ressemble tellement qu'on ne peut pas se renier. Même les étrangers nous passent la remarque. On ne trouve pas ça ni l'une ni l'autre. Par contre, c'est vrai qu'on a plein de points en commun: elle tombe souvent comme moi, elle ne sait pas cuisiner, elle est drôle comme un singe, elle sait faire rire et a de la répartie, elle aime le chocolat, elle a de vrais fou-rires, elle a une bonne oreille, elle aime chanter, elle écrit bien, aime la lecture... Mais elle a vraiment 14 ans ! Elle est bien plus jolie que je l'étais à son âge. Elle a 14 ans et déjà tellement de choses à penser, à faire, à dire, à taire, à essayer et de conseils à ne pas écouter ! Elle a 14 ans, elle ne les aura plus longtemps, plus jamais non plus. Dieu qu'elle a 14 ans ! Mais elle est formidable et me rappelle que moi, je suis loin de mes 14 ans... Et c'est pas si mal après tout !
mardi 17 février 2009
EN VIE !
Quand les enfants étaient petits ils aimaient le livre: Mais que font les fées avec toutes ces dents ? C'était une très chouette histoire sur les dents que les enfants perdent et que soit disant la fée des dents prend sous l'oreiller et remplace par un sou ou une surprise... Toutes les mères du monde se lèvent la nuit et cachent les dents de lait de leurs enfants... Je les fait tant de fois avec trois... Et j'ai encore des petits sacs avec des dents mais je ne sais plus elles sont à qui... À part cette grosse molaire qui traîne dans mon coffre à bijou et qui est plombée... Je sais que c'est celle de ma Lili... Son seul plombage ! En tout cas, je pense à ce livre ce matin dans lequel l'auteur essaie toutes les hypothèses pour justifier qu'on ne retrouve pas ces dents... C'est un livre plein d'humour avec des fées qui ont un peu un look de sorcières espiègles...
Mais chaque fois que j'entends qu'un enfant, qu'une femme ou qu'un ado disparaît je me dis mais où sont-ils ? Que font toutes les fées avec ces gens disparus que quelqu'un quelque part attend désespéremment? J'ai entendu le père de ce jeune David, 14 ans, ce matin à Alma qui disait: " Je ne dors plus, je reste aux aguêts, je laisse toutes les lumières ouvertes et les portes débarrées au cas où il arriverait en pleine nuit, qu'il puisse entrer..." Quel terrible sort que de ne pas savoir ce qui est arrivé à quelqu'un qu'on aime ... et pire encore à un de ses enfants... !!!
Ce matin, j'ai pris St-Denis en direction du Nord et au-dessus du viaduc Rosemont, il y avait deux mots écrits à travers les grilles tout en haut du viaduc... Deux mots écrits, bien séparés l'un de l'autre mais tellement clairs et nets faits avec du tape rose fluo... Ils me restent dans la tête depuis. C'était "EN VIE". Ça m'est rentré dedans comme une tonne de briques parce que je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec la disparition de Marylin Bergeron. Ça faisait un an hier déjà qu'elle a disparue... Un an qu'elle a disparue et que sa famille et ses amis la cherchent sans avoir aucune piste, aucun indice sauf le fait qu'elle avait peur et qu'elle se sentait traquée. Je la connaissais un peu, je l'ai engagée sur un de mes shows, c'était la coloc d'un ami. Une chouette fille, avec de grands yeux de biches un peu égarée... Pfffft ! Incroyable, elle s'est envollée, disparue, sans laisser d'adresse, sans traces. J'ai vu sa mère et sa soeur hier à la télé. Ça doit être indéfinissable de vivre sans savoir où elle est et si elle est encore au moins EN VIE...
Alors ce matin, en passant sous le viaduc, j'ai fait un souhait... Que ce soit elle ou quelqu'un d'autre qui a disparu qui fait un signe à quelqu'un qui l'attend pour dire: C'est correct, arrête de t'en faire, dors, je suis EN VIE. Et que cette personne reconnaisse ce signe et soit rassurée...
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