Laissez-moi y penser... Tout a commencé le 22 mars, vers midi, j'étais avec ma soeur, à la porte des Grottes de Clamouse, dans l'Hérault et j'attendais la visite guidée... Nicole était arrivée à Montpellier vers ma 38 ième semaine de grossesse avec la ferme intention qu'elle allait voir la bette de sa nièce avant son départ prévu avant ma date d'accouchement... Je n'ai pas les images de son arrivée à l'aéroport parce que j'ai expérimenté la fameuse relaxine, cette hormone qui détend les muscles et les tendons et a fait en sorte que j'ai raté les quelques 8 dernières marches en terrazzo de l'aéroport en m'élançant vers ma soeur. D'où les magnifiques genoux bleus qui ont résultés et qui ont fait partie de mes séduisantes relevailles. Mais revenons à la Grotte...
Je n'osais pas vraiment dire à ma soeur que ça faisait une quinzaine de minutes que j'avais des contractions.
- Penses-tu qu'on peut ressortir n'importe quand de la grotte ?
- Pourquoi ?
- Ben, je sais pas, parce que j'ai des contractions un peu...
- Un peu comment ?
J'ai senti un peu de tension dans sa voix...
- Ben, comme aux 5 minutes, depuis environ 15 minutes, mettons.
- QUOUA ?
30 minutes plus, tard, on était remboursées, je refaisais en voiture, la route en lacet qui me ramenait dans mon petit village de Montarnaud. J'ai pris un bain chaud, on a marché pour mettre une lettre à la poste (ce qui n'allait pas être l'expression de choix pour décrire l'accouchement qui a suivi, par contre) et finalement, ma soeur m'a fait un Kraft Diner qu'elle avait dans ses bagages pour moi... Je me suis donc résolue à appeler mon chum en plein pitch à Paris pour lui dire que ça y était, la machine était en route, le polichinelle sortait du buffet !
- Tu vas m'attendre ?
- Ben oui, stresse pas avec ça, j'ai juste ça à faire, t'attendre, t'as le temps de te rendre !
6 heures plus tard, je le cueillait à la gare, avec un lunch et un sac de linge mou pour qu'il se déleste de son habit.
- C'est toi qui a conduit jusqu'ici ?!!!
-Ben oui, ma soeur conduit pas manuel...
10h30 pm, direction l'hôpital de Montpellier où 1h30 plus tard, on m'a gentiment retourné chez moi pour la nuit devant mon minable 1 cm de dilatation en 12 heures...
J'ai donc dormi, on et off, une bonne nuit de sommeil, en sachant que ça serait pour demain.
8h30 am, le matin du 11 mars, j'ai réveillé mon amoureux, debout sur le bord de mon lit, avec un sourire niais.
-C'est quoi cette eau de spaghettis dégueu par terre ?
-Ce sont mes eaux, charmant. Lève-toi pis habille.
Je suis allée prendre une douche pendant que ma poule pas de tête courait en tous sens et que ma soeur qui avait dormi toute habillée se faisait un café.
Le reste se bouscule peut-être un peu dans ma tête, mais se résume en fait à essayer de sortir un piano par un soupirail en 3 heures ! J'ai un vague souvenir de bribes de conversation avec mon chum...
- Frotte-moi le dos si tu veux mais arrête de me demander ce que je veux ! je veux juste que ça finisse !!!
Je n'ai presque pas de compassion pour le pauvre docteur qui s'est retrouvé cul par dessus tête avec son petit tabouret à roulettes, quand la ventouse a lâché. Je me rappelle d'avoir senti du chaud et humise sur mon bras quand ma soeur m'a dit:
- J'ai confiance en toi, tu es forte, tu vas l'avoir...
Et puis cette petite chose grise et grisée, posée sur moi, qui m'a tout de suite rassurée sur mes instincts de mère... Ma Éliotte Lili, tant attendue, espérée et rêvée. Le premier de nos trois projets communs à Daniel et moi.
Voilà ce que j'ai fait le 11 mars 1995. Et vous ? Que faisiez-vous ?
Scénariste, mère, bricoleuse... Dans l'ordre ou le désordre. J'aime niaiser chez Canadian Tire, gosser après des petites affaires (c'est fin pour mon chum, ça...!) pis écrire mais surtout, j'aime rire. La vie est trop vache pour prendre ça autrement.
mardi 11 mars 2014
dimanche 5 janvier 2014
Tout ce que je nous souhaite
Je ne nous souhaite pas la santé ou les autres choses qu'on trouve sur les cartes de voeux du nouvel An. Je ne nous souhaite pas de prendre des résolutions ou même de les tenir. Je ne nous souhaite pas d'avoir de l'argent, de l'amour ou des voyages... Je nous souhaite de réaliser des choses...
Réaliser qui sont les vraies personnes importantes autour de nous
Réaliser le bienfait de faire sourire au moins une personne dans sa journée
Réaliser que le temps passé à faire quelque chose qui nous rend fier et qui nous fait nous sentir important vaut bien plus que le salaire qu'on gagne
Réaliser qu'on ne devrait pas passer plus de temps à faire des choses urgentes qu'à faire des choses importantes
Réaliser que ce que les autres pensent ne devrait pas nous freiner ou nous empêcher d"essayer
Réaliser que ceux qui nous font nous sentir moche, cheap ou minable ne méritent pas qu'on les fréquentent même si c'est juste au travail
Réaliser qu'on passe trop de temps à parler de ceux qui ne méritent pas qu'on perde notre temps à parler d'eux
Réaliser qu'il est tellement plus simple de dire la vérité que de fournir un mensonge vide
Réaliser à quel point ça fait du bien autant à soi et qu'à la personne concernée quand on explique que ça ne marche pas
Réaliser avant de voir quelqu'un à quel point il nous manquait
Réaliser avant de perdre quelqu'un qu'on ne lui a pas dit assez de fois qu'on l'aimait
Réaliser que ce qui doit être fait mérite d'être bien fait
Réaliser qu'on se sent plus léger quand on fait tout de suite ce qu'on doit faire
Réaliser quels sont les petits bonheurs qui nous font du bien
Réaliser qu'un petit geste au bon moment, même à un étranger, c'est énorme
Réaliser que le courage c'est parfois de dire non ou de passer son tour
Réaliser que la petite voix au fond de soi a souvent pas mal de bon sens
et réaliser que oui, c'est bien beau de rêver, d'avoir des rêves, de faire des projets... Mais essayez donc de réaliser au moins un rêve cette année... Un seul ! Allez, c'est parti !
Réaliser qui sont les vraies personnes importantes autour de nous
Réaliser le bienfait de faire sourire au moins une personne dans sa journée
Réaliser que le temps passé à faire quelque chose qui nous rend fier et qui nous fait nous sentir important vaut bien plus que le salaire qu'on gagne
Réaliser qu'on ne devrait pas passer plus de temps à faire des choses urgentes qu'à faire des choses importantes
Réaliser que ce que les autres pensent ne devrait pas nous freiner ou nous empêcher d"essayer
Réaliser que ceux qui nous font nous sentir moche, cheap ou minable ne méritent pas qu'on les fréquentent même si c'est juste au travail
Réaliser qu'on passe trop de temps à parler de ceux qui ne méritent pas qu'on perde notre temps à parler d'eux
Réaliser qu'il est tellement plus simple de dire la vérité que de fournir un mensonge vide
Réaliser à quel point ça fait du bien autant à soi et qu'à la personne concernée quand on explique que ça ne marche pas
Réaliser avant de voir quelqu'un à quel point il nous manquait
Réaliser avant de perdre quelqu'un qu'on ne lui a pas dit assez de fois qu'on l'aimait
Réaliser que ce qui doit être fait mérite d'être bien fait
Réaliser qu'on se sent plus léger quand on fait tout de suite ce qu'on doit faire
Réaliser quels sont les petits bonheurs qui nous font du bien
Réaliser qu'un petit geste au bon moment, même à un étranger, c'est énorme
Réaliser que le courage c'est parfois de dire non ou de passer son tour
Réaliser que la petite voix au fond de soi a souvent pas mal de bon sens
et réaliser que oui, c'est bien beau de rêver, d'avoir des rêves, de faire des projets... Mais essayez donc de réaliser au moins un rêve cette année... Un seul ! Allez, c'est parti !
dimanche 7 juillet 2013
Lettre ouverte au directeur de l'école privée de mon fils
Lettre ouverte à M. Pierre Cofsky
Directeur général et des ressources humaines, Collège
St-Sacrement, Terrebonne.
Quand l’école perd son but premier, celui d’éduquer !
Comme à peu près tous ceux de ma
génération, mon homme et moi sommes des enfants de l’école publique. Or, nous
avons inscrit notre fils à l’école privée en secondaire 1. Et de toutes celles où il a réussit les
examens d’entrée haut la main, nous avons choisi, la plus cotée au
Québec : le Collège
St-Sacrement. C’était aussi une
façon de perpétuer la tradition familiale puisque mes 2 neveu et nièce y ont
gradué. Je crois que comme
parents, nous avons été aveuglés par la fierté qu’inspire le fait que notre
progéniture se démarque et réussisse, là où tant d’autres échouent. On nous a en fait fait croire qu’il
était choisi au lieu de nous arroger le droit comme parents, de choisir ce qui
était le mieux pour notre fils.
C’est alors que le piège a
commencé son effet sur notre famille.
Car non seulement, on nous a rudement rappelé qu’il avait été choisi
mais rapidement, on a aussi dit que ce privilège immense pouvait lui être
retiré et l’on a même fixé le nombres d’offenses qui séparaient notre fils de
ce mérite !
La ronde des menaces, des
avertissements, des conséquences et des punitions a commencé insidieusement
d’abord. Pour voir si mon fils saisissait le message des nombreux avis, je lui
ai demandé de m’expliquer le système de retenues : « Une retenue, c’est soit 5 avis
d’oublis ou 3 avis de travaux non faits ». Il m’a aussi candidement dit que la plupart de ses camarades
préféraient donc mentir et dire qu’ils avaient oublié quelque chose que de dire
la vérité et de recevoir une retenue plus rapidement… Quand je lui ai demandé pourquoi lui, ne le faisait pas, il
m’a remis sur le nez que depuis son jeune âge, nous lui répétons que la vérité
doit primer sur le mensonge et qu’elle est toujours récompensée. Après cela,
comment expliquer à notre fils de 13 ans que le système instauré par son école est
juste et noble ? Comment lui
expliquer que nous n’avons jamais encouragé la couardise et le mensonge comme
parents, mais que nous payons pour que des adultes qui les valorisent indirectement
soient ses guides et que cette école soit son milieu de vie ?
Comme ce n’était pas assez de bombarder
notre fils avec les humiliations des retenues, on nous a ensuite convoqués pour
nous transformer en parents irresponsables qui ne savaient pas contrôler leur
enfant négligent, sans vraiment tenir compte du fait que personne en fait ne
donne de manuel d’instruction pour gérer l’entrée au secondaire, ni aux parents
ni aux élèves… Alors bêtement,
nous avons alors rejeté plus de blâme sur le dos de notre fils de 13 déjà
éprouvé, jusqu’à ce qu’il craque et nous avoue qu’il n’avait plus d’endroit où
se sentir compris ni même protégé.
Après l’avoir puni, puis
encouragé, nous avons traqué son agenda, nous lui avons fait rencontré la
psychologue de l’école, nous avons fait des démarches pour l’aider dans son
organisation… Mais au lieu de
bénéficier de tout cela, notre fils a subi sa nouvelle « mauvaise
réputation » en serrant les dents, appris à se taire et à encaisser. Chaque fois qu’un autre élève avait le
droit de sortir pour récupérer un livre oublié dans son casier, lui, pour la
même offense, s’est fait envoyer chez le directeur avec des commentaires négatifs
et de l’impatience manifeste. Tout
ce qu’il faisait s’est mis à se transformer en acte répréhensible. Quand j’ai
cherché à comprendre ce qui se passait au fond de lui, mon fils m’a confié son
désarroi: « À quoi ça sert de
changer maman, si le regard des autres ne change pas ? » Mais contre vents et marées, il a continué
de faire partie de l’équipe de gymnastique, de ne pas manger pour participer
aux activités du diner, de se lever plus tôt pour répéter dans l’orchestre, de
jouer pour l’équipe de football de son école avec enthousiasme. Il n’a jamais baissé les bras ni perdu
courage et nous étions d’autant plus fiers de lui.
Le 27 juin dernier, après avoir acheté
les livres d’école pour l’année suivante, nous avons pris connaissance d’un bulletin
qui rendrait n’importe quels parents fiers. Le directeur général, M. Brodeur, y avait apposé sa
signature avec la mention; cet
élève passe à la classe supérieure. Mon homme et moi avons respiré. C’est alors que dans la même journée, le verdict sans appel
nous est tombé dessus sous forme d’un bête appel du directeur des secondaires 1
pour nous annoncer qu’un comité avait décidé que notre fils était mis à la
porte du Collège St-Sacrement. J’ai
tenté de parler à ce même directeur général qui avait pourtant signé le
bulletin, pour comprendre, mais il m’a tout simplement envoyé deux lignes par
courriel pour me dire que ses résultats scolaires n’étaient nullement en cause,
mais bien la lourdeur de son dossier disciplinaire !
Comment j’explique maintenant à
mon fils de 13 ans qu’il n’a pas le droit à l’erreur ? Qu’il n’a pas le droit d’être
désorienté d’avoir quitté le primaire et d’apprendre de nouvelles règles ? Comment je lui explique que bien qu’aucun
système judiciaire au monde ne punisse deux fois un acte criminel pour la même
offense, le milieu de vie que son père et moi lui avons choisi peut le faire s’il
oublie son matériel dans son casier, ne complète pas un des numéros de son
devoir ou ne remet pas son travail à temps… ?
Comment j’explique à mon fils de
13 ans que même s’il a payé très cher, en temps et en réprimandes, à l’école et
à la maison, ses nombreux écarts de conduite, tout cela n’a servi strictement à
rien puisqu’on ne lui donne pas l’occasion de se reprendre et de relever ses
manches ? Je suis brisée
d’entendre mon gars me demander : « Pourquoi maman je suis encore puni pour quelque
chose que j’ai essayé de réparer ? Et à quoi ça m’a servi de m’impliquer
dans le sport et la musique si on m’enlève tout ce que j’aimais faire ? »
Mon fils n’a frappé personne, n’a
rien volé, n’a manqué de respect à aucun adulte ou camarade. Son plus grand crime est d’avoir 13 ans
et qu’à cet âge les adolescents vivent dans l’instant présent, qu’ils ne
peuvent se projeter dans l’avenir et qu’ils recherchent le plaisir
immédiat. Il lui manque aussi un
ingrédient essentiel pour transformer ses expériences en connaissances qui
s’appelle la maturité. Pourtant,
curieusement, il semble que des adultes qui ont la charge et le devoir
d’éduquer et de l’inspirer lui et ses 1400 pairs ne sont pas au courant de ces
vérités !
Puis-je vous rappeler M. Kofsky
de relire attentivement ce qui est écrit sur les pages de votre site Internet :
« Le passage du primaire au secondaire demeure un fait marquant dans une
vie. Au Collège Saint-Sacrement l'arrivée en première secondaire revêt une
importance primordiale puisqu'elle marque le début d'une métamorphose, de
l'entrée dans la famille du Collège et de son intégration ». Et maintenant, dites-moi que de mettre
un jeune à la porte à la fin de son secondaire 1, alors que vous reconnaissez
l’importance de ce moment charnière dans sa vie, après tout ce qu’il a fait
comme efforts et malgré d’excellents résultats scolaires; qu’après avoir nourri
et développé son sentiment d’appartenance, qu’après l’avoir encourager à réparer
ses erreurs et à montrer sa bonne volonté, dites-moi qu’un rejet sans appel, à
la fin des classes respecte un projet éducatif honnête basé sur l’apprentissage
?
Je ne sais pas si mon fils
réussira à transformer cet échec en expérience positive, mais je sais que je
remets sérieusement en doute la cohérence des objectifs et des valeurs
d’enseignement d’un établissement scolaire qui a oublié le sens profond du mot
ÉDUCATION.
Micheline Sylvestre
Productrice, scripte-éditrice et
mère
lundi 7 janvier 2013
Prendre des résolutions, avoir des principes et autres expressions surfaites
Tannée des résolutions de la nouvelle année! En fait j'en ai rien à foutre franchement de ce que vous allez vous infliger comme restrictions et comme supplices corporels pour les abandonner dans quelques semaines, voire quelques mois si vous être plus entêté ou hargneux... Faites-le si ça vous chante, mais ne nous cassez pas les oreilles avec ça. Ça ne va pas m'inspirer, ni me motiver à me lancer dans l'aventure de perdre du poids ou de me mettre en forme. En forme ! Je suis en forme, laissez-moi juste souffler toutes les 4 marches et je vais vous suivre. Cette année, ma résolution c'est de ne pas écouter celle des autres. Comme ça je ne serai pas déçue.
Bon, les seuls qui pourraient peut-être prendre des résolutions ce sont mes enfants, mais bon, je peux encore rêver...
Les résolutions, c'est comme "avoir des principes"...
Moi quand j'entends quelqu'un dire qu'il a des principes, j'ai toujours un petit inconfort qui m'assaille. Car souvent ce sont ces gens qui utilisent le mot principe pour définir des choses qu'ils ne veulent pas faire... "J'ai pour principe de ne jamais aller dans les partys, de ne pas manger telle chose, de ne pas me laisser prendre en photo, de ne pas écouter la télé québécoise..." comme si ces gens se sentaient protégés par le fait de dire qu'ils ont des principes, eux...
Mais les principes ne sont-ils pas plutôt liés à nos valeurs intimes ? Comme nos valeurs, ils nous viennent de l'éducation que nous avons reçue de nos parents, à l’école ou encore de la société et la culture dans lesquelles nous évoluons. Quand vient le temps de prendre une décision, de réagir à une situation ou encore quand il s'agit d'interagir avec d’autres personnes, nos paroles et nos gestes sont motivés par nos principes.
Je suis donc à l'aise avec quelqu'un qui me dit: "Je ne mange pas de viande par principe, car je trouve indécent de tuer un animal pour se nourrir" ou quelqu'un qui dirait: "je n'achète pas tel produit par principe, car je n'approuve pas les méthodes de fabrication que cette compagnie emploie", "Je ne vais pas chez Wal-Mart à cause de la façon dont ils traitent leurs employés...". Je considère que ces gens ont des principes. Et ça, je le respecte.
Quand j'entends l'expression en principe, il me vient la joke du petit gars qui voulait savoir la différence entre"en fait" et "en principe". Il demande à son père de lui expliquer la nuance. Son père lui propose alors d'aller demander à sa mère et à sa soeur si elles coucheraient chacune avec un homme qu'elle ne connaît pas pour 1 million de dollars. Le petit gars va voir les deux et leur pose la question puis revient donner ses résultats à son père:
-"Les deux ont dit qu'elles coucheraient avec un inconnu pour 1 million de dollars, papa".
Donc, le père explique à son fils:
-"En principe, on est millionnaire, mais en fait, on habite avec deux guidounes."
Bon, les seuls qui pourraient peut-être prendre des résolutions ce sont mes enfants, mais bon, je peux encore rêver...
Les résolutions, c'est comme "avoir des principes"...
Moi quand j'entends quelqu'un dire qu'il a des principes, j'ai toujours un petit inconfort qui m'assaille. Car souvent ce sont ces gens qui utilisent le mot principe pour définir des choses qu'ils ne veulent pas faire... "J'ai pour principe de ne jamais aller dans les partys, de ne pas manger telle chose, de ne pas me laisser prendre en photo, de ne pas écouter la télé québécoise..." comme si ces gens se sentaient protégés par le fait de dire qu'ils ont des principes, eux...
Mais les principes ne sont-ils pas plutôt liés à nos valeurs intimes ? Comme nos valeurs, ils nous viennent de l'éducation que nous avons reçue de nos parents, à l’école ou encore de la société et la culture dans lesquelles nous évoluons. Quand vient le temps de prendre une décision, de réagir à une situation ou encore quand il s'agit d'interagir avec d’autres personnes, nos paroles et nos gestes sont motivés par nos principes.
Je suis donc à l'aise avec quelqu'un qui me dit: "Je ne mange pas de viande par principe, car je trouve indécent de tuer un animal pour se nourrir" ou quelqu'un qui dirait: "je n'achète pas tel produit par principe, car je n'approuve pas les méthodes de fabrication que cette compagnie emploie", "Je ne vais pas chez Wal-Mart à cause de la façon dont ils traitent leurs employés...". Je considère que ces gens ont des principes. Et ça, je le respecte.
Quand j'entends l'expression en principe, il me vient la joke du petit gars qui voulait savoir la différence entre"en fait" et "en principe". Il demande à son père de lui expliquer la nuance. Son père lui propose alors d'aller demander à sa mère et à sa soeur si elles coucheraient chacune avec un homme qu'elle ne connaît pas pour 1 million de dollars. Le petit gars va voir les deux et leur pose la question puis revient donner ses résultats à son père:
-"Les deux ont dit qu'elles coucheraient avec un inconnu pour 1 million de dollars, papa".
Donc, le père explique à son fils:
-"En principe, on est millionnaire, mais en fait, on habite avec deux guidounes."
mercredi 8 septembre 2010
Unbreakable under normal use !

Automne, aux tonnes... Ô Tone ! Automne de mes deux ! J'ai pas le goût de le voir arriver. Même si je ne sors pas beaucoup et que le soleil ne me fait pas, m'écrase, me déconfit, je l'aime bien... au travers de mes fenêtres... Pour travailler dans la salle à diner, il est parfait !
C'est pas que le vent me décoiffe, que la grisaille m'atteigne et me déprime... C'est pas les couleurs orangées qui ne sont pas dans ma palette, ni le gris qui me grossit, c'est la platitude qui se lit sur les visages et le découragement qui s'insinue dans les yeux des autres et de tout un chacun qui me mine, je crois... Et le sentiment que nous allons vers la dormance, qu'il faut prendre notre mal en patience et que nous serons sur le mode " mise en attente" tout l'hiver.
Quand il faut rentrer les chaises de parterre et démonter le gazebo, ramasser les feuilles et protéger les rosiers et autres petits arbustes, en croisant les doigts qu'ils survivent encore un autre hiver. Quand il faut couper l'eau et faire le fameux changement de saison que toutes les mères se tapent en vidant les garde-robes et en rangeant les sandales et les maillots qui ne feront plus l'an prochain mais qu'on garde quand même, au cas où... Je pense que mon chum pense encore que c'est magique que les bottes d'hiver et les manteaux de polar atterrissent dans le garde-robe d'entrée ! C'est comme le frigo et la toilette auto-nettoyants... Il n'a jamais lavé ça et pourtant, ils sont toujours propres... ? C'est fait comme ça, à l'usine ?
Bon. J'arrête !
Quand le Duralex est sorti, leur slogan a tout de suite été Unbreakable... under normal use... Vous vous rappelez de ces verres qui avaient l'air d'être en cristal avec de multiples facettes ? Ils pouvaient enfin tomber de nos petites mains d'enfants maladroits et ne pas se casser... Ô bonheur ! Mais quelques fois, par un mystère absolu, ils cassaient... Et quand ils cassaient, ils cassaient plus que n'importe quel autre objet en verre ! Ils cassaient en milliers d'infimes morceaux de verres, en petits éclats finement ciselés et s'éparpillaient pour nous rappeler que toute chose peut casser même si on la dit incassable...
Mon fils de 13 ans a vérifié cette affirmation vendredi dernier. Oui, oui, pendant le si beau et si long congé de l'Action de Grâces, il nous a fait la surprise de se révéler cassable. Il s'est tirailler avec son frère de 10 ans... Ils appellent ça la fracture du boxeur. C'est le petit os au-dessus de la jointure du petit doigt. Le 5 ième métacarpien pour être plus exacte. Je ne sais pas pourquoi il y a de la fierté de mâle à se casser quelque chose ?!! D'abord je l'ai vue poindre quand le médecin à l'urgence l'a examiné. Il avait ce sourire niais et entendu dès qu'il l'a vu. Avant même la radiographie, il savait à l'enflure et à la magnifique couleur bleutée de sa main que c'était cassé: Il a dit comme un pro. Vous auriez du le voir, le doc. Un sourire en coin, complice. Il a regardé mes deux garçons qui eux aussi souriaient comme dans un pacte étrange. Je vous jure, des francs maçons de la mâlitude ! Ils avaient tous les trois un sourire semblable. J'ai dit au doc: En tout cas, on aura au moins servi à vous faire sourire aujourd'hui... ! Il m'a regardée, un peu gêné de s'être fait voir ou que j'aie perçu, l'espace d'un instant, cet accord tacite entre eux qui n'est réservé qu'à la franc-maçonnerie du mâle... Il s'est excusé en me disant: Mme, j'ai deux garçons, moi aussi... Ah, la tout de suite, je me suis sentie tellement mieux et tellement comprise ! Vraiment ! AHHHHHhhhhh ! C'est donc ça, c'est NORMAL que ça se tape dessus jusqu'à ce que ça se casse quelque chose: C'est des garçons !!!!!!!!
Pfffft ! Quand on est revenus de la radiologie avec le CD et qu'on a vu la radio très nette de ce petit os plus du tout à sa place dans la belle main que j'avais pourtant parfaitement fabriquée... Re-belotte ! Le sourire du doc et revenu...et mes deux gars, pouffant de rire, plus capables de se retenir de rire devant ce trophée de chasse sur l'écran ! Mon Pierre-Loup m'a même dit, contrit: Au moins, on est pas venus pour rien, maman. Imagines si j'avais rien eu... ! Ah oui, j'imagine ! Parce que bien entendu, j'avais déjà pété ma coche depuis la veille où c'était arrivé sur la joie que j'avais d'aller me taper 4 heures dans une salle d'attente d'urgence parce que mes gars s'étaient taper dessus pendant que j'étais partie faire des courses.
Ensuite on s'est tapé l'urgence de Ste-Justine pour voir un orthopédiste et immobiliser la main de mon franc-maçon. 2h00 de plus à attendre de voir le doc. Et devinez quoi ? Un autre mâle l'a sermonné sans entrain en lui disant qu'il avait dû taper pas mal fort pour se casser ça comme un boxeur ! (sourire épais) Que la prochaine, fois, il devrait faire attention... Mais j'ai bien surpris encore ce fameux sourire entendu entre eux... ! Et ce petit éclair de fierté qu'ils ont échangé, eux aussi... Une fois de plus ! Et l'exclamation: Ah les gars, c'est comme ça ! Ben oui, les gars c'est épais de même, ça se tapoche dessus sans penser que ça pourrait mettre son frère sur une civière ou se casser quelque chose et qu'on doivent se taper une journée complète à l'Urgence au lieu de profiter d'un beau long congé pendant que papa est au loin !
L'infirmière en orthopédie a sauvé la donne. Elle n'a pas été impressionnée, elle ! Elle, elle n'a pas sourcillé quand il a dit comment il s'était fait ça. Et même lui a quelque peu adoucit son histoire pour s'ajuster à son regard réprobateur qui ne retournait pas de respect comme les autres docs mâles...
On les fabrique parfaits, on prend soin de les dorlotter, de les protéger, de les crémer, de les tenir au chaud, de les pomponner, de les blinder contre tout, mais ils sont toujours unbreakable under normal use... donc, cassables dans le cas de certains garçons. Je le sais, le mien ne vivra jamais under normal use. Il a toujours eu besoin de tester les limites physiques et psychologiques !!! Les siennes oui, bien entendu et les nôtres, à son père et moi. Il ne va pas dans la vie par les sentiers balisés où tout est un peu plus simple et plus facile à manoeuvrer. Non. Lui, il court quand les autres marchent, il grimpe quand il faut se pencher, il chante quand il faut chuchoter... Mais il a aussi le don de voir les choses différemment des autres. Mon fils hors normes voit ce que les autres ne voient pas, ressent ce que les autres croient cacher, relève le petit détail qui échappe et ce qui est anodin pour les autres !
À la garderie, il a décroché de l'histoire de Jacques et le Haricot que l'éducatrice lisait aux enfants dans le même livre, depuis 15 ans. Une autre éducatrice se serait fâchée voyant simplement un garçon qui n'écoute pas. Mais non, Suzie elle, lui a demandé pourquoi il n'écoutait plus l'histoire qu'il avait pourtant commencé avec plaisir: Il a répondu:
- Parce que ton histoire ne marche pas !
- Ah, bon, a-t elle continué, pourquoi ?
- Parce que la main du géant sur la poignée de la porte de Jacques...ce n'est pas la main d'un géant parce que celle-là, elle est de la bonne taille pour la poignée...
Suzie en a été quitte pour un choc de ne jamais s'être aperçu de l'erreur du dessinateur et de n'avoir jamais entendu pareil commentaire sur son livre... Mais nous on a bien compris ce qui se passait...
Voilà ! Pierre-Loup voit les choses différemment des autres... Alors, il fait son chemin comme personne d'autre. Très intelligent, plus cultivé que la moyenne des gars de son âge à cause de sa curiosité et de sa capacité à tout emmagasiner l'information qu'il dévore, mais brouillon, distrait, perdu, oubliant tout derrière lui, omettant des détails que nous jugeons importants, s'attardant sur ceux qui nous paraissent inutiles... Et chargé comme une boule d'énergie d'émotions et de sensations... Qui fait que parfois, le couvert de la marmite saute, le geste l'emporte sur le jugement et paf ! Il déborde, s'emporte, dépasse les limites, casse quelque chose... ou comme cette fois, se casse quelque chose !
J'espère juste qu'il ne croisera pas trop de franc-maçons pour le stimuler à continuer de pousser les limites... Et qu'il trouvera bien vite le moyen de canaliser cette aptitude qu'il a de ne pas être comme tout le monde... Pour trouver une autre valorisation que le cassage de bras pour se faire admirer !
C'est pas que le vent me décoiffe, que la grisaille m'atteigne et me déprime... C'est pas les couleurs orangées qui ne sont pas dans ma palette, ni le gris qui me grossit, c'est la platitude qui se lit sur les visages et le découragement qui s'insinue dans les yeux des autres et de tout un chacun qui me mine, je crois... Et le sentiment que nous allons vers la dormance, qu'il faut prendre notre mal en patience et que nous serons sur le mode " mise en attente" tout l'hiver.
Quand il faut rentrer les chaises de parterre et démonter le gazebo, ramasser les feuilles et protéger les rosiers et autres petits arbustes, en croisant les doigts qu'ils survivent encore un autre hiver. Quand il faut couper l'eau et faire le fameux changement de saison que toutes les mères se tapent en vidant les garde-robes et en rangeant les sandales et les maillots qui ne feront plus l'an prochain mais qu'on garde quand même, au cas où... Je pense que mon chum pense encore que c'est magique que les bottes d'hiver et les manteaux de polar atterrissent dans le garde-robe d'entrée ! C'est comme le frigo et la toilette auto-nettoyants... Il n'a jamais lavé ça et pourtant, ils sont toujours propres... ? C'est fait comme ça, à l'usine ?
Bon. J'arrête !
Quand le Duralex est sorti, leur slogan a tout de suite été Unbreakable... under normal use... Vous vous rappelez de ces verres qui avaient l'air d'être en cristal avec de multiples facettes ? Ils pouvaient enfin tomber de nos petites mains d'enfants maladroits et ne pas se casser... Ô bonheur ! Mais quelques fois, par un mystère absolu, ils cassaient... Et quand ils cassaient, ils cassaient plus que n'importe quel autre objet en verre ! Ils cassaient en milliers d'infimes morceaux de verres, en petits éclats finement ciselés et s'éparpillaient pour nous rappeler que toute chose peut casser même si on la dit incassable...
Mon fils de 13 ans a vérifié cette affirmation vendredi dernier. Oui, oui, pendant le si beau et si long congé de l'Action de Grâces, il nous a fait la surprise de se révéler cassable. Il s'est tirailler avec son frère de 10 ans... Ils appellent ça la fracture du boxeur. C'est le petit os au-dessus de la jointure du petit doigt. Le 5 ième métacarpien pour être plus exacte. Je ne sais pas pourquoi il y a de la fierté de mâle à se casser quelque chose ?!! D'abord je l'ai vue poindre quand le médecin à l'urgence l'a examiné. Il avait ce sourire niais et entendu dès qu'il l'a vu. Avant même la radiographie, il savait à l'enflure et à la magnifique couleur bleutée de sa main que c'était cassé: Il a dit comme un pro. Vous auriez du le voir, le doc. Un sourire en coin, complice. Il a regardé mes deux garçons qui eux aussi souriaient comme dans un pacte étrange. Je vous jure, des francs maçons de la mâlitude ! Ils avaient tous les trois un sourire semblable. J'ai dit au doc: En tout cas, on aura au moins servi à vous faire sourire aujourd'hui... ! Il m'a regardée, un peu gêné de s'être fait voir ou que j'aie perçu, l'espace d'un instant, cet accord tacite entre eux qui n'est réservé qu'à la franc-maçonnerie du mâle... Il s'est excusé en me disant: Mme, j'ai deux garçons, moi aussi... Ah, la tout de suite, je me suis sentie tellement mieux et tellement comprise ! Vraiment ! AHHHHHhhhhh ! C'est donc ça, c'est NORMAL que ça se tape dessus jusqu'à ce que ça se casse quelque chose: C'est des garçons !!!!!!!!
Pfffft ! Quand on est revenus de la radiologie avec le CD et qu'on a vu la radio très nette de ce petit os plus du tout à sa place dans la belle main que j'avais pourtant parfaitement fabriquée... Re-belotte ! Le sourire du doc et revenu...et mes deux gars, pouffant de rire, plus capables de se retenir de rire devant ce trophée de chasse sur l'écran ! Mon Pierre-Loup m'a même dit, contrit: Au moins, on est pas venus pour rien, maman. Imagines si j'avais rien eu... ! Ah oui, j'imagine ! Parce que bien entendu, j'avais déjà pété ma coche depuis la veille où c'était arrivé sur la joie que j'avais d'aller me taper 4 heures dans une salle d'attente d'urgence parce que mes gars s'étaient taper dessus pendant que j'étais partie faire des courses.
Ensuite on s'est tapé l'urgence de Ste-Justine pour voir un orthopédiste et immobiliser la main de mon franc-maçon. 2h00 de plus à attendre de voir le doc. Et devinez quoi ? Un autre mâle l'a sermonné sans entrain en lui disant qu'il avait dû taper pas mal fort pour se casser ça comme un boxeur ! (sourire épais) Que la prochaine, fois, il devrait faire attention... Mais j'ai bien surpris encore ce fameux sourire entendu entre eux... ! Et ce petit éclair de fierté qu'ils ont échangé, eux aussi... Une fois de plus ! Et l'exclamation: Ah les gars, c'est comme ça ! Ben oui, les gars c'est épais de même, ça se tapoche dessus sans penser que ça pourrait mettre son frère sur une civière ou se casser quelque chose et qu'on doivent se taper une journée complète à l'Urgence au lieu de profiter d'un beau long congé pendant que papa est au loin !
L'infirmière en orthopédie a sauvé la donne. Elle n'a pas été impressionnée, elle ! Elle, elle n'a pas sourcillé quand il a dit comment il s'était fait ça. Et même lui a quelque peu adoucit son histoire pour s'ajuster à son regard réprobateur qui ne retournait pas de respect comme les autres docs mâles...
On les fabrique parfaits, on prend soin de les dorlotter, de les protéger, de les crémer, de les tenir au chaud, de les pomponner, de les blinder contre tout, mais ils sont toujours unbreakable under normal use... donc, cassables dans le cas de certains garçons. Je le sais, le mien ne vivra jamais under normal use. Il a toujours eu besoin de tester les limites physiques et psychologiques !!! Les siennes oui, bien entendu et les nôtres, à son père et moi. Il ne va pas dans la vie par les sentiers balisés où tout est un peu plus simple et plus facile à manoeuvrer. Non. Lui, il court quand les autres marchent, il grimpe quand il faut se pencher, il chante quand il faut chuchoter... Mais il a aussi le don de voir les choses différemment des autres. Mon fils hors normes voit ce que les autres ne voient pas, ressent ce que les autres croient cacher, relève le petit détail qui échappe et ce qui est anodin pour les autres !
À la garderie, il a décroché de l'histoire de Jacques et le Haricot que l'éducatrice lisait aux enfants dans le même livre, depuis 15 ans. Une autre éducatrice se serait fâchée voyant simplement un garçon qui n'écoute pas. Mais non, Suzie elle, lui a demandé pourquoi il n'écoutait plus l'histoire qu'il avait pourtant commencé avec plaisir: Il a répondu:
- Parce que ton histoire ne marche pas !
- Ah, bon, a-t elle continué, pourquoi ?
- Parce que la main du géant sur la poignée de la porte de Jacques...ce n'est pas la main d'un géant parce que celle-là, elle est de la bonne taille pour la poignée...
Suzie en a été quitte pour un choc de ne jamais s'être aperçu de l'erreur du dessinateur et de n'avoir jamais entendu pareil commentaire sur son livre... Mais nous on a bien compris ce qui se passait...
Voilà ! Pierre-Loup voit les choses différemment des autres... Alors, il fait son chemin comme personne d'autre. Très intelligent, plus cultivé que la moyenne des gars de son âge à cause de sa curiosité et de sa capacité à tout emmagasiner l'information qu'il dévore, mais brouillon, distrait, perdu, oubliant tout derrière lui, omettant des détails que nous jugeons importants, s'attardant sur ceux qui nous paraissent inutiles... Et chargé comme une boule d'énergie d'émotions et de sensations... Qui fait que parfois, le couvert de la marmite saute, le geste l'emporte sur le jugement et paf ! Il déborde, s'emporte, dépasse les limites, casse quelque chose... ou comme cette fois, se casse quelque chose !
J'espère juste qu'il ne croisera pas trop de franc-maçons pour le stimuler à continuer de pousser les limites... Et qu'il trouvera bien vite le moyen de canaliser cette aptitude qu'il a de ne pas être comme tout le monde... Pour trouver une autre valorisation que le cassage de bras pour se faire admirer !
dimanche 9 mai 2010
La job de mère...
Je fais la même job depuis 15 ans et pourtant, elle n'est jamais dans mon cv. Tous les jours, ma job change et évolue... Tous les jours, je suis surprise par une nouvelle fonction que je dois occuper à pied levé. Je ne sais jamais quelle tâche je vais accomplir, à quel patron je vais répondre, quel sera mon niveau de compétences pour accomplir le travail demandé... que dire, exigé !
Pourtant, je fais ce travail sans me poser de questions, du levé au couché, sans pause et sans break syndical. Et j'ai tout appris sur le tas. Jamais suivi de cours, de stage ou de formation. Bon, je le fais avec des essais et erreurs, les oui-dire, les conseils glanés à gauche et à droite, les doutes et les égarements... Mais je le fais, sans le remettre en question et sans penser donner ma démission... Quoi que... Des fois, je menace mes employeurs...
La job de mère demande beaucoup d'imagination. J'ai développé des techniques de persuasion. Après avoir demandé 8 fois à Gauvain de ramasser sa chambre, je le menace de tout jeter. JS'il ne réagit pas, je mets tout ce qui traîne dans un grand sac vert et je fais disparaître le tout au moins une semaine, histoire de faire valoir mon autorité... Quand Éliotte ne se ramasse pas et cache ses vêtements sales dans son garde-robe, je ne lave plus son linge jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a plus rien à se mettre.
J'ai demandé plusieurs fois aux enfants (et à mon chum...) de retourner leurs chandails à l'endroit et de ne pas mettre les chaussettes en boule au lavage... Sans résultats ! J'ai donc lavés, séchés et pliés tous les chandails à l'envers et mis les chaussettes lavées en boule dans les tiroirs pendant une semaine... Bizarrement, cela a eu plus d'effets que toutes les menaces précédentes.
J'ai touché à toutes les sphères de métier avec ma job de mère. Je suis couturière, coiffeuse, psychologue, mécanicienne, conseillère en orientation, coach de sport ou de vie, organisatrice d'événements spéciaux, planificatrice, styliste, gestionnaire, médiatrice, arbitre, chauffeur de taxi, motivatrice, entraîneuse, meneuse de claques, policière, enseignante...
J'ai acquis aussi des compétences transversales inattendues... Un jour, je suis architecte et je construit une maquette, ensuite j'explique la différence entre la dictature et la monarchie, puis je camoufle un bouton avec du fond de teint, je gère une bagarre, je prépare un lunch, je fais une brassée, je ramasse les crottes du chien dans le jardin, je commente un look, j'aide des formes, des volumes et une opération d'algèbre à entrer dans le crâne de quelqu'un, je coach une présentation orale, je dirige une recherche sur les bélugas, je perds ma crédibilité à la Wii, je crée des boucles d'oreilles avec des soldats de plastique, je répare une voiture de course, je recolle une tasse précieuse, je raccroche un cadre, je repeins la rampe d'escalier qui a servi de piste de course, je magasine une paire de chaussures à 20h45 quand les magasins ferment à 21h00, je transforme une paire de jeans trouée en shorts trendy, je fais des tresses françaises, je rembarque une chaîne de vélo, je regonfle un ballon qui pètera ensuite la vitre de mon voisin, je négocie une entente avec le voisin pour la réparation, je sers de médiatrice pour une guerre nucléaire autour d'un jeu de XBox ou d'une émission de télé... Bref, la routine quoi !!!
La job de mère demande beaucoup d'imagination. J'ai développé des techniques de persuasion. Après avoir demandé 8 fois à Gauvain de ramasser sa chambre, je le menace de tout jeter. JS'il ne réagit pas, je mets tout ce qui traîne dans un grand sac vert et je fais disparaître le tout au moins une semaine, histoire de faire valoir mon autorité... Quand Éliotte ne se ramasse pas et cache ses vêtements sales dans son garde-robe, je ne lave plus son linge jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a plus rien à se mettre.
J'ai demandé plusieurs fois aux enfants (et à mon chum...) de retourner leurs chandails à l'endroit et de ne pas mettre les chaussettes en boule au lavage... Sans résultats ! J'ai donc lavés, séchés et pliés tous les chandails à l'envers et mis les chaussettes lavées en boule dans les tiroirs pendant une semaine... Bizarrement, cela a eu plus d'effets que toutes les menaces précédentes.
J'ai touché à toutes les sphères de métier avec ma job de mère. Je suis couturière, coiffeuse, psychologue, mécanicienne, conseillère en orientation, coach de sport ou de vie, organisatrice d'événements spéciaux, planificatrice, styliste, gestionnaire, médiatrice, arbitre, chauffeur de taxi, motivatrice, entraîneuse, meneuse de claques, policière, enseignante...
J'ai acquis aussi des compétences transversales inattendues... Un jour, je suis architecte et je construit une maquette, ensuite j'explique la différence entre la dictature et la monarchie, puis je camoufle un bouton avec du fond de teint, je gère une bagarre, je prépare un lunch, je fais une brassée, je ramasse les crottes du chien dans le jardin, je commente un look, j'aide des formes, des volumes et une opération d'algèbre à entrer dans le crâne de quelqu'un, je coach une présentation orale, je dirige une recherche sur les bélugas, je perds ma crédibilité à la Wii, je crée des boucles d'oreilles avec des soldats de plastique, je répare une voiture de course, je recolle une tasse précieuse, je raccroche un cadre, je repeins la rampe d'escalier qui a servi de piste de course, je magasine une paire de chaussures à 20h45 quand les magasins ferment à 21h00, je transforme une paire de jeans trouée en shorts trendy, je fais des tresses françaises, je rembarque une chaîne de vélo, je regonfle un ballon qui pètera ensuite la vitre de mon voisin, je négocie une entente avec le voisin pour la réparation, je sers de médiatrice pour une guerre nucléaire autour d'un jeu de XBox ou d'une émission de télé... Bref, la routine quoi !!!
La job de mère est sans contredit une job sans possibilité d'avancement, sans horaires fixes, sans avantages sociaux, sans sécurité d'emploi, sans salaire, sans bénéfices marginaux, sans assurance emploi, sans vacances payées et sans valorisation sociale... Et pourtant, tous les jours des femmes postulent pour l'emploi, acceptent les conditions, dépassent les compétences exigées, remplissent de nouvelles tâches... et dès qu'elles le peuvent, repartent se chercher du travail tout en continuant leur job de mère !
De toutes les jobs que j'ai faites, c'est vraiment celle que je ne regrette pas d'avoir commencé. Elle n'est pas prête de se terminer non plus. Et tout ça, je l'ai fait sans savoir dans quoi je m'embarquais, sans me douter de l'ampleur de la tâche et curieusement, sans attendre rien en retour. Depuis 15 ans, je reçois mon salaire en câlins, en confidences, en sourires, en larmes séchées, en bricolages, en bisous, en complicité, en fous rires, en excuses, en scènes touchantes, en moments de grâce, d'attendrissement, de fierté ou de bonheur, en souvenirs, en surprises, en étonnement constant, en amour sincère, en regards qui me font craquer chaque fois...
Bon, je sais, cette job m'a aussi rendue moumoune à mort, inquiète et émotive à souhait ! Elle m'a ramollit et m'a attendri le coeur. À cause d'elle, j'ai la larme facile et je m'en fais pour rien et pour tout... À force d'accomplir toutes ces tâches futiles ou essentielles, je suis devenue... Une mère ! Et je remercie le gars qui m'a demandé il y a 15 ans: "On fait-tu un bébé ?" de ne pas s'être poussé ensuite et d'en avoir voulu deux autres... Grâce à lui, je tiens le coup et j'aime ma job !
De toutes les jobs que j'ai faites, c'est vraiment celle que je ne regrette pas d'avoir commencé. Elle n'est pas prête de se terminer non plus. Et tout ça, je l'ai fait sans savoir dans quoi je m'embarquais, sans me douter de l'ampleur de la tâche et curieusement, sans attendre rien en retour. Depuis 15 ans, je reçois mon salaire en câlins, en confidences, en sourires, en larmes séchées, en bricolages, en bisous, en complicité, en fous rires, en excuses, en scènes touchantes, en moments de grâce, d'attendrissement, de fierté ou de bonheur, en souvenirs, en surprises, en étonnement constant, en amour sincère, en regards qui me font craquer chaque fois...
Bon, je sais, cette job m'a aussi rendue moumoune à mort, inquiète et émotive à souhait ! Elle m'a ramollit et m'a attendri le coeur. À cause d'elle, j'ai la larme facile et je m'en fais pour rien et pour tout... À force d'accomplir toutes ces tâches futiles ou essentielles, je suis devenue... Une mère ! Et je remercie le gars qui m'a demandé il y a 15 ans: "On fait-tu un bébé ?" de ne pas s'être poussé ensuite et d'en avoir voulu deux autres... Grâce à lui, je tiens le coup et j'aime ma job !
mardi 27 avril 2010
Recette pour riposter à une lettre de bêtises
Recevoir des demandes d'amitié via Facebook est souvent marcher en terrain miné. Si votre ami est un inconnu, la question ne se pose pas, vous ignorez sa demande avec classe. S'il est une tâche finie, vous ignorez avec un petit mouvement de plaisir et un sourire moqueur. Mais si c'est un contact de travail, alors là, vous voilà coincé et mal à l'aise ! D'un côté si vous le refusez, vous le froissez et vous mettez en péril votre prochain contrat avec cette personne. De l'autre, si vous l'acceptez, vous ne pouvez plus dire ce que vous voulez dans vos statuts sans avoir à réfléchir aux conséquences de vos paroles sur vos "amis" ! Et qu'en est-il de vos autres amis ? Si vous acceptez une personne que vous savez être le pire ennemi de votre "autre ami" facebook ? Qu'allez-vous déclencher ou révéler de vous ? Allez-vous dévoiler une partie de votre passé que vous vouliez taire ? Serez-vous démasqué ? Moi par exemple, j'ai travaillé pour Juste pour Rire, j'ai vendu mon âme au diable dans l'esprit de certains... Ai-je droit de révéler cette information et d'accepter les ennemis publics de JPR dans mes amis ? Trouverai-je un petit sac de merde sur le perron de mon Facebook demain ? Quelqu'un y mettra t'il le feu pour que je l'éteigne et qu'il se marre sur mon babillard ? Et que dire de mon passé de caissière de cinéma 3X ? (ne vous bidonnez pas, j'ai vraiment payé une partie de mes études de théâtre avec le fruit de mon travail au Cinéma Ève, coin St-Laurent et Ste-Catherine (merci Pascal)... au grand désespoir de ma mère !!!)
Saviez-vous que vous pouvez retirer des amis de votre liste d'amis Facebook sans que ces derniers ne reçoivent une notification ? Vous supprimez ce contact de votre liste d'amis et à moins qu'il essaie ensuite de retourner sur votre page, il n'en saura jamais rien !
Moi, il y a quelques temps, j'ai commis l'irréparable, l'outrage suprême, l'affront ultime ! J'ai flushé des "amis" Facebook ! Pourquoi j'ai flushé ces personnes ? En gros pour avoir la liberté d'esprit de dire et de penser ce que je veux sur facebook. Pour ne pas me sentir censurée quand j'ai envie de faire un coup de gueule ou quand je ne suis pas heureuse d'une situation. Pour pouvoir dire ce que je pense quand je le pense, viarge !@ Pour au moins deux d'entre eux, des collègues de travail, c'était aussi pour ne pas leur accorder le plaisir de pouvoir connaître mes états d'âme et pour leur enlever le privilège de savoir ce que je pense vraiment. Pour avoir au moins la paix sur Facebook quand je ne l'avais pas au travail !
Deux d'entre eux ne se sont plus jamais manifesté (je ne sais pas s'il s'en sont rendus compte seulement ?). Une collègue s'est sentie blessée et a été très attristée, il paraît. Elle n'est pas venue m'en parler, elle a simplement choisi de faire pitié depuis ce temps et n'ose plus me regarder dans les yeux. Enfin, la dernière personne avec qui je travaille s'est sentie tellement insultée qu'elle m'a envoyé un courriel de marde !!! Elle en a profité pour se vider le coeur sur ce qu'elle avait fait pour moi et m'a avoué qu'elle n'avait jamais senti que de mon côté je méritais cet "amour" !!!!!!!!!!! J'ai failli répliquer... mais je tiens à conserver le peu de plaisir que j'ai à travailler en ce moment.
J'ai alors utilisé la méthode "Enregistrer Brouillon". Ça remplace la méthode de mon amie Sylvie que j'ai baptisée 24 h. Elle avait collé sur son téléphone la mention suivante: "J'y pense et je vous rappelle dans 24 heures. "
Enregistrer brouillon est simplement la version moderne adaptée de la méthode 24h. C'est une méthode géniale qui vous fait maitriser Internet et profiter de sa technologie.
Vous écrivez votre réponse à la personne qui vous insulte, vous fâche ou vous blesse, Laissez-vous aller, dites ce que vous pensez de cette personne, ne vous censurez pas, profitez ! Comme on dit: Faites sortir le méchant !
L'opération suivante est très importante et c'est là que la méthode prend toute son importance ! Une fois écrit votre courriel, vous enregistrez comme brouillon et vous le refermez. Attention, maintenant soyez rigoureux: Vous pouvez vous relire mais seulement, et vraiment seulement 24 heures plus tard. Une fois la moutarde redescendue de votre nez, les plaques résorbées sur votre visage, l'écume autour de votre bouche méticuleusement nettoyée et une fois que le conseil de la nuit a fait son oeuvre sur votre cerveau en ébullition calmé...
Vous relisez attentivement. En général, dans la majorité des cas, vous ne pouvez assumer d'envoyer directement ce courriel sans quelques petites modifications purement esthétiques. mais nécessaires.. D'abord, vous remettez tout le texte en caractères normaux (les caractère gras et les majuscules employés sur plus de deux lignes sont perçus comme de l'agressivité, il paraît...) Vous changez la police utilisée, vous prenez celle sans les traces de sang qui giclent de partout... Et vous passez de la grosseur 48 à la grosseur habituelle de 12...
Vous écrivez votre réponse à la personne qui vous insulte, vous fâche ou vous blesse, Laissez-vous aller, dites ce que vous pensez de cette personne, ne vous censurez pas, profitez ! Comme on dit: Faites sortir le méchant !
L'opération suivante est très importante et c'est là que la méthode prend toute son importance ! Une fois écrit votre courriel, vous enregistrez comme brouillon et vous le refermez. Attention, maintenant soyez rigoureux: Vous pouvez vous relire mais seulement, et vraiment seulement 24 heures plus tard. Une fois la moutarde redescendue de votre nez, les plaques résorbées sur votre visage, l'écume autour de votre bouche méticuleusement nettoyée et une fois que le conseil de la nuit a fait son oeuvre sur votre cerveau en ébullition calmé...
Vous relisez attentivement. En général, dans la majorité des cas, vous ne pouvez assumer d'envoyer directement ce courriel sans quelques petites modifications purement esthétiques. mais nécessaires.. D'abord, vous remettez tout le texte en caractères normaux (les caractère gras et les majuscules employés sur plus de deux lignes sont perçus comme de l'agressivité, il paraît...) Vous changez la police utilisée, vous prenez celle sans les traces de sang qui giclent de partout... Et vous passez de la grosseur 48 à la grosseur habituelle de 12...
Ensuite vous enlevez toutes les menaces de mort, les allusions au physique peu avenant de la personne et tous les mots suivis du mot "grosse" ou "gros"... De préférence, tout le règne animal peut aussi disparaître de votre vocabulaire ainsi que les noms, les adverbes ou les adjectifs créés à partir de la vaisselle de sacristie (comme osti, tabarnac, ciboire ou crissement, câlissement, etc...)
De plus, vous devez vous relire en portant une attention toute particulière au fait que la police, l'armée ou le FBI ne puissent soupçonner que vous avez de quelconques intentions meurtrières. Ils sont très frileux sur ce sujet. Ne vous adressez qu'à la personne visée et n'impliquez pas sa famille ou à ses proches, cela aussi peut contribuer à dissiper les doutes sur la nature de vos intentions.
Finalement, considérez le fait que vous souhaitiez ou non continuer à travailler dans le milieu dans lequel vous travaillez en ce moment. Voulez-vous quittez votre emploi définitivement , disparaître de la carte ou vous recycler dans une autre discipline ou souhaitez-vous simplement rétablir les faits et votre relation avec cette personne ? La question se pose en vous relisant... Ne laissez pas vos émotions vous submerger et pensez un peu aux conséquences de votre courriel sur votre famille...
Vous verrez, ça semble ardu à faire mais l'exercice est tellement gratifiant ! Vous aurez un tel sentiment de puissance quand vous vous corrigerez en vous disant: J'ai tellement bien fait de ne pas envoyer ce courriel hier, quand je l'ai écrit... Je n'aurais jamais eu le plaisir de me relire avec autant de sang froid... et d'intelligence !
De plus, vous devez vous relire en portant une attention toute particulière au fait que la police, l'armée ou le FBI ne puissent soupçonner que vous avez de quelconques intentions meurtrières. Ils sont très frileux sur ce sujet. Ne vous adressez qu'à la personne visée et n'impliquez pas sa famille ou à ses proches, cela aussi peut contribuer à dissiper les doutes sur la nature de vos intentions.
Finalement, considérez le fait que vous souhaitiez ou non continuer à travailler dans le milieu dans lequel vous travaillez en ce moment. Voulez-vous quittez votre emploi définitivement , disparaître de la carte ou vous recycler dans une autre discipline ou souhaitez-vous simplement rétablir les faits et votre relation avec cette personne ? La question se pose en vous relisant... Ne laissez pas vos émotions vous submerger et pensez un peu aux conséquences de votre courriel sur votre famille...
Vous verrez, ça semble ardu à faire mais l'exercice est tellement gratifiant ! Vous aurez un tel sentiment de puissance quand vous vous corrigerez en vous disant: J'ai tellement bien fait de ne pas envoyer ce courriel hier, quand je l'ai écrit... Je n'aurais jamais eu le plaisir de me relire avec autant de sang froid... et d'intelligence !
jeudi 31 décembre 2009
St-Sylvestre des chasseurs !
C'est bientôt la nouvelle année ! Nous sommes dans les grands changements... Ben oui, c'est pas assez remuant notre vie avec nos jobs, les voyages de l'homme, les projets que nous avons chacun de notre côté, trois enfants, le sport trois fois par semaine, on s'est dit "Viarge , pourquoi ne pas mettre un peu de piquant dans notre petite vie tranquille ?!!!" Hum ? Et si on déménageait ? Ça nous ferait quelque chose à faire pour les prochains 6 mois !
Alors on a passé nos vacances à visiter et je suis retournée au pinceau et au rouleau histoire de faire disparaître "des ans l'irréparable outrage..." Les traces de 38 ans de vie dans cette maison ! Eh oui, oui, 38 ans que je la connais cette maison ! Achetée en 1971 par mes parents, neuve, sur papier comme on dit, la petite maison de la rue Hector-Charland valait 15 ooo $ à l'époque. Je suis arrivée ici à 7 ans, partie à 17 ans pour l'école de théââââââââtre à Ste-Thérèse, je suis revenue cycliquement passer mes étés et profiter de la piscine et du frigo, ben oui, je l'avoue... Puis en 2002, de retour de la Suisse avec toute la bande d'exilés; mes 3 enfantssssss, mon chum m'a convaincu de saisir l'occasion et d'acheter la fameuse maison de mes parents le temps qu'on se revire de bord. On s'est reviré de bord pendant 7 ans finalement. Faut croire qu'on vire pas facilement 5 personnes, on doit avoir un paquebot !!!!!!!! Ma Lili avait 7 ans quand on a acheté ! L'histoire se répétait !
On en a fait des travaux ici pour finir par se sentir un peu chez nous ! Et la porte d'en avant, et la cour, et la clôture, et les fenêtres et la peinture, et la salle de bain, et le sous-sol, et une autre chambre en bas, et l'asphalte, et ...Alouette ! On a fait le tour et sur le point d'entreprendre un nouveau tour, l'homme a finalement cédé quand il a vu ça arriver ! Rien de tel qu'une soumission ! Pas la soumission que vous imaginez, je veux dire, la soumission de l'entrepreneur en rénovation. Quand même, je ne suis pas une matrone.... En tout cas pas... assumée ! Malgré qu'avec un fouet et des bottes je suis pas mal...
On déménage ! On cherche plus grand naturellement parce que le principal point irritant ici , c'est l'espace. On a utilisé chaque centimètre de la maison, on est saturé, on peut plus engraisser tellement on a plus de place. Et comme ça va pas aller en s'améliorant, avec des ados en devenir, on s'est dit: It's now or never, mon trésor !
C'est déjà pas facile de trouver une maison avec tous nos critères et ça dans nos prix naturellement mais la trouver qui fait l'affaire des deux membres du couple... !!! Ça c'est une autre affaire ! C'est là qu'on voit que nous sommes fondamentalement différents ! Le beau projet commun devient parfois un pugilat entre deux sumos pas prêts à lâcher la coupe si facilement ! Et je te pogne par la couette et je te lance par la couche et je t'étends sur le dos pendant que je roule sur le côté me gratter la poche. Je m'égare, je me suis laissée emporter par la vue de toute cette graisse et des chignons huileux !
On va déménager, je sais que ça va arriver, qu'on va trouver et qu'on va réussir à vendre la petite maison pleine d'histoire ! Mais je sais aussi que ça sera pas simple et surtout que ça ne se fera pas sans heurts. Espérons qu'on va survivre à ce nouveau projet... jusqu'au prochain !
Ah oui, c'est vrai, j'oubliais.... Bonne année, amis, parents et autres gens qui me côtoyez ! Je vous souhaite la santé et vous aussi de beaux projets stimulants qui remuent la fibre de conquérants et de chasseur en vous. Car c'est ce que nous sommes, des chasseurs... de rêves, de bonheur et d'amour ! Alors bonne chasse aussi !!! XXX
Alors on a passé nos vacances à visiter et je suis retournée au pinceau et au rouleau histoire de faire disparaître "des ans l'irréparable outrage..." Les traces de 38 ans de vie dans cette maison ! Eh oui, oui, 38 ans que je la connais cette maison ! Achetée en 1971 par mes parents, neuve, sur papier comme on dit, la petite maison de la rue Hector-Charland valait 15 ooo $ à l'époque. Je suis arrivée ici à 7 ans, partie à 17 ans pour l'école de théââââââââtre à Ste-Thérèse, je suis revenue cycliquement passer mes étés et profiter de la piscine et du frigo, ben oui, je l'avoue... Puis en 2002, de retour de la Suisse avec toute la bande d'exilés; mes 3 enfantssssss, mon chum m'a convaincu de saisir l'occasion et d'acheter la fameuse maison de mes parents le temps qu'on se revire de bord. On s'est reviré de bord pendant 7 ans finalement. Faut croire qu'on vire pas facilement 5 personnes, on doit avoir un paquebot !!!!!!!! Ma Lili avait 7 ans quand on a acheté ! L'histoire se répétait !
On en a fait des travaux ici pour finir par se sentir un peu chez nous ! Et la porte d'en avant, et la cour, et la clôture, et les fenêtres et la peinture, et la salle de bain, et le sous-sol, et une autre chambre en bas, et l'asphalte, et ...Alouette ! On a fait le tour et sur le point d'entreprendre un nouveau tour, l'homme a finalement cédé quand il a vu ça arriver ! Rien de tel qu'une soumission ! Pas la soumission que vous imaginez, je veux dire, la soumission de l'entrepreneur en rénovation. Quand même, je ne suis pas une matrone.... En tout cas pas... assumée ! Malgré qu'avec un fouet et des bottes je suis pas mal...
On déménage ! On cherche plus grand naturellement parce que le principal point irritant ici , c'est l'espace. On a utilisé chaque centimètre de la maison, on est saturé, on peut plus engraisser tellement on a plus de place. Et comme ça va pas aller en s'améliorant, avec des ados en devenir, on s'est dit: It's now or never, mon trésor !
C'est déjà pas facile de trouver une maison avec tous nos critères et ça dans nos prix naturellement mais la trouver qui fait l'affaire des deux membres du couple... !!! Ça c'est une autre affaire ! C'est là qu'on voit que nous sommes fondamentalement différents ! Le beau projet commun devient parfois un pugilat entre deux sumos pas prêts à lâcher la coupe si facilement ! Et je te pogne par la couette et je te lance par la couche et je t'étends sur le dos pendant que je roule sur le côté me gratter la poche. Je m'égare, je me suis laissée emporter par la vue de toute cette graisse et des chignons huileux !
On va déménager, je sais que ça va arriver, qu'on va trouver et qu'on va réussir à vendre la petite maison pleine d'histoire ! Mais je sais aussi que ça sera pas simple et surtout que ça ne se fera pas sans heurts. Espérons qu'on va survivre à ce nouveau projet... jusqu'au prochain !
Ah oui, c'est vrai, j'oubliais.... Bonne année, amis, parents et autres gens qui me côtoyez ! Je vous souhaite la santé et vous aussi de beaux projets stimulants qui remuent la fibre de conquérants et de chasseur en vous. Car c'est ce que nous sommes, des chasseurs... de rêves, de bonheur et d'amour ! Alors bonne chasse aussi !!! XXX
lundi 20 juillet 2009
J'ai une fille de 14 ans !
J'ai une fille de 14 ans ! Elle s'enferme à double tour dans la salle de bain, puis dans sa chambre aussi longtemps et veut ensuite être seule au sous-sol, puis elle retourne dans sa chambre et s'enferme ensuite dans la salle de bain et hurle si ses frères frappent à la porte même si c'est pour demander si elle vient souper... Mais elle ne vient pas... Enfin pas tout de suite... Elle crie dans deux minutes mais en fait c'est dans une demi-heure... Elle n'a jamais faim à l'heure des repas, alors elle mange dans sa chambre, elle vide des sacs de cochonneries, qu'elle laisse bêtement trainer comme si on allait pas les trouver et se dire: Diantre, elle ne mange que des cochonneries ! Elle se nourrit aux toasts avec du beurre, elle mange aussi des sandwichs (ça fait encore du pain, ça !) elle grignote des carottes trempées dans le fromage à la crème et s'insulte quand on lui montre le pot dégueulasse, plein de morceaux de carottes écrasées... Quoi ?????
Elle se regarde dans le miroir pendant que les autres lui parlent, elle se replace les cheveux quand on lui demande comment a été sa journée, elle lève les yeux au ciel quand son père fait une blague.
Et devant ses ami(e)s ? Nous sommes des parents à l'humour douteux mais elle est fière de dire que ses amis trouvent ses parents full chill. Elle répond comme une mégère, que dis-je une harpie, quand on lui demande si ses amis restent pour le souper, à quelle heure elle revient, où elle va, qui sera là, à quelle heure elle veut qu'on aille la chercher ? Toutes ses phrases se terminent étrangement par un "eh que t'es épaisse" silencieux, qu'elle ne prononce pas mais qu'on entend vraiment distinctement parfois...
Et son père ? Du roi, au prince ou au héros qu'il était depuis ses deux ans, il est passé au rang de chauffeur, il sert à voiturer tout un chacun, à se déplacer entre le centre d'achats et le cinéma, entre le resto et la maison d'une amie. Ah oui, il sert aussi pour les sous, qui curieusement ne suffisent plus... Il sert. Mais il est jeté aussitôt servie. Il fait pitié, ça le rend piteux, il trouve ça difficile de ne plus être le héros et de même se faire marcher sur la cape.
J'ai une fille de 14 ans. Elle ne se trouve ni trop grosse, ni laide, ni moche mais elle aime pas ses cheveux frisés alors elle les lisse, ni l'espace entre ses dents d'en haut, ni son nez et puis ensuite, elle aime ses cheveux frisés mais elle les défrise quand même un peu, elle aime ses yeux, ses abdos d'enfer qui impressionnent ses amies qui ne font pas de sport, elle rit de ses petits seins "pas encore développés", aimerait en avoir un jour... mais dans pas trop longtemps quand même... Elle a plein d'amis de garçons, de filles aussi, mais elle dit qu'elle n'est pas "populaire".
C'est quand même rassurant qu'elle ne se trouve pas grosse alors qu'elle a pas une once de gras sur le corps, qu'elle ne se trouve pas moche alors qu'elle est si jolie ...mais il lui faut quand même du maquillage pour se plaire à elle-même.
Il paraît qu'on se ressemble tellement qu'on ne peut pas se renier. Même les étrangers nous passent la remarque. On ne trouve pas ça ni l'une ni l'autre. Par contre, c'est vrai qu'on a plein de points en commun: elle tombe souvent comme moi, elle ne sait pas cuisiner, elle est drôle comme un singe, elle sait faire rire et a de la répartie, elle aime le chocolat, elle a de vrais fou-rires, elle a une bonne oreille, elle aime chanter, elle écrit bien, aime la lecture... Mais elle a vraiment 14 ans ! Elle est bien plus jolie que je l'étais à son âge. Elle a 14 ans et déjà tellement de choses à penser, à faire, à dire, à taire, à essayer et de conseils à ne pas écouter ! Elle a 14 ans, elle ne les aura plus longtemps, plus jamais non plus. Dieu qu'elle a 14 ans ! Mais elle est formidable et me rappelle que moi, je suis loin de mes 14 ans... Et c'est pas si mal après tout !
Elle se regarde dans le miroir pendant que les autres lui parlent, elle se replace les cheveux quand on lui demande comment a été sa journée, elle lève les yeux au ciel quand son père fait une blague.
Et devant ses ami(e)s ? Nous sommes des parents à l'humour douteux mais elle est fière de dire que ses amis trouvent ses parents full chill. Elle répond comme une mégère, que dis-je une harpie, quand on lui demande si ses amis restent pour le souper, à quelle heure elle revient, où elle va, qui sera là, à quelle heure elle veut qu'on aille la chercher ? Toutes ses phrases se terminent étrangement par un "eh que t'es épaisse" silencieux, qu'elle ne prononce pas mais qu'on entend vraiment distinctement parfois...
Et son père ? Du roi, au prince ou au héros qu'il était depuis ses deux ans, il est passé au rang de chauffeur, il sert à voiturer tout un chacun, à se déplacer entre le centre d'achats et le cinéma, entre le resto et la maison d'une amie. Ah oui, il sert aussi pour les sous, qui curieusement ne suffisent plus... Il sert. Mais il est jeté aussitôt servie. Il fait pitié, ça le rend piteux, il trouve ça difficile de ne plus être le héros et de même se faire marcher sur la cape.
J'ai une fille de 14 ans. Elle ne se trouve ni trop grosse, ni laide, ni moche mais elle aime pas ses cheveux frisés alors elle les lisse, ni l'espace entre ses dents d'en haut, ni son nez et puis ensuite, elle aime ses cheveux frisés mais elle les défrise quand même un peu, elle aime ses yeux, ses abdos d'enfer qui impressionnent ses amies qui ne font pas de sport, elle rit de ses petits seins "pas encore développés", aimerait en avoir un jour... mais dans pas trop longtemps quand même... Elle a plein d'amis de garçons, de filles aussi, mais elle dit qu'elle n'est pas "populaire".
C'est quand même rassurant qu'elle ne se trouve pas grosse alors qu'elle a pas une once de gras sur le corps, qu'elle ne se trouve pas moche alors qu'elle est si jolie ...mais il lui faut quand même du maquillage pour se plaire à elle-même.
Il paraît qu'on se ressemble tellement qu'on ne peut pas se renier. Même les étrangers nous passent la remarque. On ne trouve pas ça ni l'une ni l'autre. Par contre, c'est vrai qu'on a plein de points en commun: elle tombe souvent comme moi, elle ne sait pas cuisiner, elle est drôle comme un singe, elle sait faire rire et a de la répartie, elle aime le chocolat, elle a de vrais fou-rires, elle a une bonne oreille, elle aime chanter, elle écrit bien, aime la lecture... Mais elle a vraiment 14 ans ! Elle est bien plus jolie que je l'étais à son âge. Elle a 14 ans et déjà tellement de choses à penser, à faire, à dire, à taire, à essayer et de conseils à ne pas écouter ! Elle a 14 ans, elle ne les aura plus longtemps, plus jamais non plus. Dieu qu'elle a 14 ans ! Mais elle est formidable et me rappelle que moi, je suis loin de mes 14 ans... Et c'est pas si mal après tout !
mardi 17 février 2009
EN VIE !
Quand les enfants étaient petits ils aimaient le livre: Mais que font les fées avec toutes ces dents ? C'était une très chouette histoire sur les dents que les enfants perdent et que soit disant la fée des dents prend sous l'oreiller et remplace par un sou ou une surprise... Toutes les mères du monde se lèvent la nuit et cachent les dents de lait de leurs enfants... Je les fait tant de fois avec trois... Et j'ai encore des petits sacs avec des dents mais je ne sais plus elles sont à qui... À part cette grosse molaire qui traîne dans mon coffre à bijou et qui est plombée... Je sais que c'est celle de ma Lili... Son seul plombage ! En tout cas, je pense à ce livre ce matin dans lequel l'auteur essaie toutes les hypothèses pour justifier qu'on ne retrouve pas ces dents... C'est un livre plein d'humour avec des fées qui ont un peu un look de sorcières espiègles...
Mais chaque fois que j'entends qu'un enfant, qu'une femme ou qu'un ado disparaît je me dis mais où sont-ils ? Que font toutes les fées avec ces gens disparus que quelqu'un quelque part attend désespéremment? J'ai entendu le père de ce jeune David, 14 ans, ce matin à Alma qui disait: " Je ne dors plus, je reste aux aguêts, je laisse toutes les lumières ouvertes et les portes débarrées au cas où il arriverait en pleine nuit, qu'il puisse entrer..." Quel terrible sort que de ne pas savoir ce qui est arrivé à quelqu'un qu'on aime ... et pire encore à un de ses enfants... !!!
Ce matin, j'ai pris St-Denis en direction du Nord et au-dessus du viaduc Rosemont, il y avait deux mots écrits à travers les grilles tout en haut du viaduc... Deux mots écrits, bien séparés l'un de l'autre mais tellement clairs et nets faits avec du tape rose fluo... Ils me restent dans la tête depuis. C'était "EN VIE". Ça m'est rentré dedans comme une tonne de briques parce que je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec la disparition de Marylin Bergeron. Ça faisait un an hier déjà qu'elle a disparue... Un an qu'elle a disparue et que sa famille et ses amis la cherchent sans avoir aucune piste, aucun indice sauf le fait qu'elle avait peur et qu'elle se sentait traquée. Je la connaissais un peu, je l'ai engagée sur un de mes shows, c'était la coloc d'un ami. Une chouette fille, avec de grands yeux de biches un peu égarée... Pfffft ! Incroyable, elle s'est envollée, disparue, sans laisser d'adresse, sans traces. J'ai vu sa mère et sa soeur hier à la télé. Ça doit être indéfinissable de vivre sans savoir où elle est et si elle est encore au moins EN VIE...
Alors ce matin, en passant sous le viaduc, j'ai fait un souhait... Que ce soit elle ou quelqu'un d'autre qui a disparu qui fait un signe à quelqu'un qui l'attend pour dire: C'est correct, arrête de t'en faire, dors, je suis EN VIE. Et que cette personne reconnaisse ce signe et soit rassurée...
vendredi 28 novembre 2008
Lexique québécois
Trouvé sur Wikipédia
- Le Québécois ne se trompe pas: Y se fourre.
- Le Québécois ne fait pas des conneries: Y gosse.
- Le Québécois n'est pas infidèle: Y saute la clôture.
- Le Québécois n'est pas menteur: C't'un bullshitter.
- Le Québécois n'est pas un expert: C't'une bolle.
- Le Québécois ne s'enivre pas: Y vire une brosse.
- Le Québécois ne s'étend pas: Y s'évache.
- Le Québécois ne se sert pas d'un ordinateur: Y pitonne.
- Le Québécois ne trouve pas qu'un ordi bug: Y trouve qu'y fuck.
- Le Québécois ne comprend pas: Y catch.
- Le Québécois ne touche pas: Y tripote.
- Le Québécois ne s'en fout pas: Y s'en caliss.
- Le Québécois ne crie pas: Y gueule en osti.
- Le Québécois n'est pas stupide: Y'est full immature.
- Le Québécois ne trouve pas quelque chose inutile: Y dit k'c't'une bébelle.
- Le Québécois n'est pas cool: Y'est fucking chill.
- Le Québécois ne gifle pas: Y en criss une.
- Le Québécois n'est pas con: Y'est cave en tabernac (voir explications plus haut).
- Le Québécois n'essaie pas de convaincre: Y vend sa salade.
- Le Québécois n'embrasse pas: Y frenche(sans rapport éloigné avec la France).
- Le Québécois ne complimente pas son patron: Y y liche le cul.
- Le Québécois ne dérange pas: Y fâ chier.
- Le Québécois ne te dit pas non: Y t'envoye chier.
- Le Québécois ne mange pas: Y se bourre la face.
- Le Québécois ne se fâche pas: Y se met en crissss.
- Le Québécois ne te bat pas: Y t'en calissss une.
- Le Québécois ne manque pas son coups: Y se pète la yeule.
- Le Québécois ne congédie pas: Y te criss dewors.
- Le Québécois n'a pas oublié son déodorant: Y sent le swing.
- Le Québécois ne se repose pas: Y se cante(il possède de nombreuses compétences dans le domaine).
- Le Québécois ne descend pas de l'auto: Y débarque du char.
- Le Québécois ne regarde pas: Y t'check.
- Le Québécois ne fait pas l'amour: Y foure.
- Le Québécois ne parle pas: Y jase.
- Le Québécois ne dit pas quoi: Y dit quessé tu veu.
- Le Québécois ne dit pas tais toi: Y dit ahh farme dont ta yeule
- Le Québécois Ne Dit Pas <<>> : Y dit <<>>
- Le Québécois ne tourne pas à droite : Y vire à drette
- Le Québécois n'a pas froid : Y a frette en crisss
- Le Québécois ne quitte pas les lieux : Y crisse son camp d'citte
- Le Québécois n'allume pas le four : Y tourne le rond du poêle
- Le Québécois ne dit pas aurevoir : Y dit Bye
- Le Québécois ne rit pas : Y crampe.
- Le Québécois ne regarde la télévision : Y check a Tivi
- Le Québécois ne se dépêche pas : Y s'grouille.
- Le Québécois n'est pas en amour : Y capote su' quelqu'un.
- Le Québécois n'est pas mauvais : Y é a chier.
- Le Québécois ne sent pas mauvais : Y sent a marde
- Le Québécois ne comprend pas une joke : Y a catch
- Le Québécois n'est pas frustré : Y est en Tabarnack
- Le Québécois ne stationne pas : Y se park
- Le Québécois n'allume pas quelque chose : Y le met on
- Le Québécois n'est pas chanceux : Y est mardeux
- Le Québécois n'est pas gay : Y est fucking fif
- Le Québécois ne ce commande pas à manger : Y s'call keke chose
- La Québécoise n'a pas de «petit ami» : A la un chum (tchum)
- Le Québécois n'a pas de «petite amie» : Y'a une blonde
- Le Québécois dit non à la drogue : Jusqu'à 10 ans!
jeudi 23 octobre 2008
La nostalgie n'est plus ce qu'elle était
Je sais, je pourrais commencer par m'excuser d'avoir pris autant de temps à réécrire mais coudonc, même ça j'ai l'impression de ne pas avoir le temps de le faire !
Je suis peut-être trop nostalgique ce matin. ça doit être l'automne et la lumière dehors... Fait beau mais frette en verrat !
Je regarde mon gars de 8 ans ce matin, complètement zombie devant la télé, des miettes de toats dans le coin de la bouche , mais ça le dérange pas, en pyjama, les couettes dans les airs... Faut se battre avec lui pour brosser les dents, prendre un bain, faire la soir dentaire, se peigner et pousser la petite crique de petite peau !!! Dans 5 ans, il va passer une demi-heure dans la salle de bain pour placer ses mêmes couettes raides et il voudra plus lâcher de pousser sa tite peau... La vie est pleine de contradictions. J'avais hâte d'avoir 18 ans, je trouvais ça long. J'ai même fatiguée d'avoir l'air plus jeune que mon âge... Maintenant je trouve que le temps file trop vite et je vais péter la gueule en sang à celui ou celle qui essaiera vraiment une seconde de me vieillir... J'ai pensé au coup de genou dans les schnolles aussi... mais ça ça doit être à cause de mes 5' et 2"... Une autre affaire ! J'ai dit ça moi aussi: Quand je vais être grande ! C'est jamais arrivé ! Personne m'avait prévenue que ça se pouvait que j'arrête de grandir ! Ou que ma fille de 13 ans allait me topper ! Je pèse sur la tête de mes gars asteur pour pas que ça leur arrive et élever des nains...?
Quand j'étais jeune, je voulais être comme ma mère... Avoir ses cheveux, m'habiller comme elle, me maquiller comme elle, être comme elle... Hum, aujourd'hui, je fais tout pour ne pas m'habiller ou me coiffer comme ma mère, mettons ! C'est pas parce que je la trouve pas belle mais, c'est plus dans mes priorités d'avoir l'air de ma mère on dirait... Et si mon chum veut vraiment se faire arracher la tête, il a juste à me dire que je lui fais penser à elle... D'ailleurs lui aussi il est plein de contradictions: il aime la vie, ses enfants et pourtant, il me cherche au moins une fois par jour !!! Il a un petit côté trompe la mort....?
J'avais donc hâte de gagner ma vie... Ah, avoir mon propre argent, aller travailler, conduire ma voiture tous les matins, aller où je veux, quand je veux... Aujourd'hui, je prendrais bien un héritage soudain ou un gratteux chanceux à la place... Et le viarge de char, quand il fait moins quarante et qu'il faut pelleter pour le sortir du banc de neige ou gratter le dessus du Jeep du haut de mes esti de 5 pieds et 2 et que ça tombe toute dans le dedans de mes manches ou dans le collet de mon manteau pas attaché... Je m'en passerais tout d'un coup !
Pourquoi je parle de malheur, moi ? La neige ! J'ai même pas encore ramassé mes feuilles dans la cour. Tiens, tiens... Avant j'aimais ça quand il y avait plein de feuilles mortes par terre pour se lancer dedans... Asteur, dans les tas de feuilles, je vois juste la face de mon chum quand je vais lui pousser dans le dos pour qu'on aille les ramasser et qu'il va me regarder en se demandant s'il va vraiment me dire que je lui fais penser à me mère quand je le gosse ou s'il va plutôt tenter de survivre jusqu'à ses 50 ans...
Je suis peut-être trop nostalgique ce matin. ça doit être l'automne et la lumière dehors... Fait beau mais frette en verrat !
Je regarde mon gars de 8 ans ce matin, complètement zombie devant la télé, des miettes de toats dans le coin de la bouche , mais ça le dérange pas, en pyjama, les couettes dans les airs... Faut se battre avec lui pour brosser les dents, prendre un bain, faire la soir dentaire, se peigner et pousser la petite crique de petite peau !!! Dans 5 ans, il va passer une demi-heure dans la salle de bain pour placer ses mêmes couettes raides et il voudra plus lâcher de pousser sa tite peau... La vie est pleine de contradictions. J'avais hâte d'avoir 18 ans, je trouvais ça long. J'ai même fatiguée d'avoir l'air plus jeune que mon âge... Maintenant je trouve que le temps file trop vite et je vais péter la gueule en sang à celui ou celle qui essaiera vraiment une seconde de me vieillir... J'ai pensé au coup de genou dans les schnolles aussi... mais ça ça doit être à cause de mes 5' et 2"... Une autre affaire ! J'ai dit ça moi aussi: Quand je vais être grande ! C'est jamais arrivé ! Personne m'avait prévenue que ça se pouvait que j'arrête de grandir ! Ou que ma fille de 13 ans allait me topper ! Je pèse sur la tête de mes gars asteur pour pas que ça leur arrive et élever des nains...?
Quand j'étais jeune, je voulais être comme ma mère... Avoir ses cheveux, m'habiller comme elle, me maquiller comme elle, être comme elle... Hum, aujourd'hui, je fais tout pour ne pas m'habiller ou me coiffer comme ma mère, mettons ! C'est pas parce que je la trouve pas belle mais, c'est plus dans mes priorités d'avoir l'air de ma mère on dirait... Et si mon chum veut vraiment se faire arracher la tête, il a juste à me dire que je lui fais penser à elle... D'ailleurs lui aussi il est plein de contradictions: il aime la vie, ses enfants et pourtant, il me cherche au moins une fois par jour !!! Il a un petit côté trompe la mort....?
J'avais donc hâte de gagner ma vie... Ah, avoir mon propre argent, aller travailler, conduire ma voiture tous les matins, aller où je veux, quand je veux... Aujourd'hui, je prendrais bien un héritage soudain ou un gratteux chanceux à la place... Et le viarge de char, quand il fait moins quarante et qu'il faut pelleter pour le sortir du banc de neige ou gratter le dessus du Jeep du haut de mes esti de 5 pieds et 2 et que ça tombe toute dans le dedans de mes manches ou dans le collet de mon manteau pas attaché... Je m'en passerais tout d'un coup !
Pourquoi je parle de malheur, moi ? La neige ! J'ai même pas encore ramassé mes feuilles dans la cour. Tiens, tiens... Avant j'aimais ça quand il y avait plein de feuilles mortes par terre pour se lancer dedans... Asteur, dans les tas de feuilles, je vois juste la face de mon chum quand je vais lui pousser dans le dos pour qu'on aille les ramasser et qu'il va me regarder en se demandant s'il va vraiment me dire que je lui fais penser à me mère quand je le gosse ou s'il va plutôt tenter de survivre jusqu'à ses 50 ans...
jeudi 28 août 2008
Les nerfs, Arnold !
Des fois, on dirait que je travaille à temps plein !
Ben oui, bandes de clowns, je travaille à temps plein ! Et pour aider l'affaire, j'ai des enfants et pas juste 1 ou deux, TROIS ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!!
Je me suis tellement fait dire: Mon Dieu ! Trois ! J'en ai juste un et j'ai de la misère à arriver ! Comment tu fais ? Je le sais pas câlisse, j'ai pas le temps de me poser la question !
Je travaille, j'ai un chum, j'ai trois enfants, un chien, un poisson... Ah oui ! Et depuis deux semaines, on a même un canard dans la piscine. En revenant de nos vacances de c.... Le Maine où il a plu toute une viarge de semaine ... On a trouvé un canard dans la cour. Il a visiblement une aile maganée, il se tient bizarement. C'est une femelle col vert. Je l'ai su trop tard, je l'ai baptisée Bernard. Pas moyen de l'appeler autrement maintenant. Bernard flotte dans ma piscine, dort sur une planche de surf, mange des mouches et des moustiques qui se noient et quand je sors dehors, il descend de sa planche et nage vers moi. Alors je lui donne du pain. Il ne prend que de petits morceaux parce que les gros, il les déchiquète pendant 10 minutes et des fois, ça jam dans le coude... Il secoue son bec pendant 5 minutes avant de pouvoir prendre un nouveau morceau... Alors, on fait des petites bouchées !
Il ne coin-coin pas... C'est bien moi, ça ! Un canard qui fait pas coin-coin. Ou s'il le fait c'est en cachette parce qu'on l'a pas entendu. Peut-être qu'il est aphone en plus de boiter de l'aile...?
C'est un tout petit canneton. Une canne en fait. Et la présence de baigneurs avec lui dans l a piscine ne semble pas le déranger outre-mesure. Sauf quand ça se met à faire trop de bombes. Cet après-midi, les gars jouaient avec des fusils à pétards (une bonne idée d'adieu de la gardienne qui a passé l'été avec eux.... On sait ben, elle , elle partait après... Moi je suis restée avec les pétards et les deux terroristes...) Bref, Bernard ne s'est jamais offusqué des pétards... Le chien lui était terré sous mon lit, terrorisé part le bruit, mais pas Bernard... J'pense qu'il a jamais connu la chasse... Trop jeune... Je pense à l'hiver et j'angoisse pour la pauvre petite canne Bernard... Va falloir aller la porter chez le réparateur d'aile de poulet si on veut qu'elle parte dans le Sud. Connaissez un jobber de canne ? Un ramancheux de dindon, une orthopédiste de plumage... De grâce pas de physio, ça marche jamais... La preuve ? Je suis encore déglinguée de ma double tendinite d'il y a un an. Mon chiro pense que c'est mon cou le coupable... Plus précisément Arnold, le gros nerf occipital entre la 2 ième et le troisième vertèbre. cervicale.. C'est son vrai nom, Arnold ! (on dit faire une arnoldinite...) Pas juste moi de fuckée ! Celui qui l'a baptisé devait avoir un hamster qui s'appellait Glenn Smith !
Ben oui, bandes de clowns, je travaille à temps plein ! Et pour aider l'affaire, j'ai des enfants et pas juste 1 ou deux, TROIS ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!!
Je me suis tellement fait dire: Mon Dieu ! Trois ! J'en ai juste un et j'ai de la misère à arriver ! Comment tu fais ? Je le sais pas câlisse, j'ai pas le temps de me poser la question !
Je travaille, j'ai un chum, j'ai trois enfants, un chien, un poisson... Ah oui ! Et depuis deux semaines, on a même un canard dans la piscine. En revenant de nos vacances de c.... Le Maine où il a plu toute une viarge de semaine ... On a trouvé un canard dans la cour. Il a visiblement une aile maganée, il se tient bizarement. C'est une femelle col vert. Je l'ai su trop tard, je l'ai baptisée Bernard. Pas moyen de l'appeler autrement maintenant. Bernard flotte dans ma piscine, dort sur une planche de surf, mange des mouches et des moustiques qui se noient et quand je sors dehors, il descend de sa planche et nage vers moi. Alors je lui donne du pain. Il ne prend que de petits morceaux parce que les gros, il les déchiquète pendant 10 minutes et des fois, ça jam dans le coude... Il secoue son bec pendant 5 minutes avant de pouvoir prendre un nouveau morceau... Alors, on fait des petites bouchées !
Il ne coin-coin pas... C'est bien moi, ça ! Un canard qui fait pas coin-coin. Ou s'il le fait c'est en cachette parce qu'on l'a pas entendu. Peut-être qu'il est aphone en plus de boiter de l'aile...?
C'est un tout petit canneton. Une canne en fait. Et la présence de baigneurs avec lui dans l a piscine ne semble pas le déranger outre-mesure. Sauf quand ça se met à faire trop de bombes. Cet après-midi, les gars jouaient avec des fusils à pétards (une bonne idée d'adieu de la gardienne qui a passé l'été avec eux.... On sait ben, elle , elle partait après... Moi je suis restée avec les pétards et les deux terroristes...) Bref, Bernard ne s'est jamais offusqué des pétards... Le chien lui était terré sous mon lit, terrorisé part le bruit, mais pas Bernard... J'pense qu'il a jamais connu la chasse... Trop jeune... Je pense à l'hiver et j'angoisse pour la pauvre petite canne Bernard... Va falloir aller la porter chez le réparateur d'aile de poulet si on veut qu'elle parte dans le Sud. Connaissez un jobber de canne ? Un ramancheux de dindon, une orthopédiste de plumage... De grâce pas de physio, ça marche jamais... La preuve ? Je suis encore déglinguée de ma double tendinite d'il y a un an. Mon chiro pense que c'est mon cou le coupable... Plus précisément Arnold, le gros nerf occipital entre la 2 ième et le troisième vertèbre. cervicale.. C'est son vrai nom, Arnold ! (on dit faire une arnoldinite...) Pas juste moi de fuckée ! Celui qui l'a baptisé devait avoir un hamster qui s'appellait Glenn Smith !
vendredi 30 mai 2008
No Kids...
No Kids. Ça commence bien, un livre français écrit par une française, fallait que ça porte un nom en anglais ! Un livre choc, qui nous vient tout droit de la France, par ailleurs championne de la natalité en Europe, révèle 40 raisons de ne pas se reproduire. Femmes enceintes s'abstenir.
«Les enfants sont une nuisance épouvantable». «Une seule solution: la contraception». «Bonjour névroses, coucou psychoses». Disons que les propos que tient Corinne Maier sur la famille détonnent.
Franchement, ça me fait suer d'entendre dire qu'avoir des enfants c'est chiant ! J'en ai trois et il n'y a rien dans cette formidable aventure que je peux remettre en cause. Tous les jours, depuis que je traîne les 3 avec moi, je me fais dire "Mon Dieu, trois, que vous êtes courageuse !" Et "T'en as trois !!!!!! (face impressionnée où pointe le sourire de quelqu'un qui croque dans un citron) J'en ai juste UN, moi et je capote, je ne sais pas comment tu fais ! (sous entendu, criss de folle !)"
Comment je fais ? Comment je fais ? Je fais ce que j'ai à faire, je relève mes manches, je remets 110 fois sur le métier... et je fais la plus belle job du monde. Mais comme toutes les jobs, il faut y mettre de l'effort. Je ne me pose pas de questions existentielles, moi ! Je sais à quoi je sers. Je sais aussi que je n'ai pas la science infuse, que je commets des tas d'erreurs, que je n'ai pas toujours la patience qu'il faudrait, ni la psychologie, ni la diplomatie. Je sais qu'ils auront sans doute des récriminations plus tard mais coudonc, j'aurai fait de mon mieux, avec ce que j'ai comme bagages et comme traces de l'éducation que j'ai reçue de quelqu'un qui avait appris sur le tas, comme moi. Et je serai la raison qu'ils évoqueront plus tard de toutes leurs tares !!!
Je ne m'ennuie pas des grasses matinées, des après-midi silencieux, des dimanches à ne rien faire... Ahhhhhhh ! Ben oui, peut-être des fois mais... J'en ai eu en masse. Et je ne les troquerais pas contre ce que je vis tous les jours depuis treize ans. Quand je fais le calcul de tout ce que j'ai fait depuis que je suis consciente, ma plus belle réalisation c'est sans conteste mes trois enfants. J'aurais passé à côté de quelque chose de fondamental si je n'avais pas fait d'enfants. J'ai des amies qui ont franchi la quarantaine sans enfants parce qu'elles n'avaient pas trouvé L'HOMME. Allez donc leur donner 40 raisons de ne pas avoir d'enfants voir ! Elles vont vous arracher la tête ! Et je les aiderai !
«Les enfants sont une nuisance épouvantable». «Une seule solution: la contraception». «Bonjour névroses, coucou psychoses». Disons que les propos que tient Corinne Maier sur la famille détonnent.
Franchement, ça me fait suer d'entendre dire qu'avoir des enfants c'est chiant ! J'en ai trois et il n'y a rien dans cette formidable aventure que je peux remettre en cause. Tous les jours, depuis que je traîne les 3 avec moi, je me fais dire "Mon Dieu, trois, que vous êtes courageuse !" Et "T'en as trois !!!!!! (face impressionnée où pointe le sourire de quelqu'un qui croque dans un citron) J'en ai juste UN, moi et je capote, je ne sais pas comment tu fais ! (sous entendu, criss de folle !)"
Comment je fais ? Comment je fais ? Je fais ce que j'ai à faire, je relève mes manches, je remets 110 fois sur le métier... et je fais la plus belle job du monde. Mais comme toutes les jobs, il faut y mettre de l'effort. Je ne me pose pas de questions existentielles, moi ! Je sais à quoi je sers. Je sais aussi que je n'ai pas la science infuse, que je commets des tas d'erreurs, que je n'ai pas toujours la patience qu'il faudrait, ni la psychologie, ni la diplomatie. Je sais qu'ils auront sans doute des récriminations plus tard mais coudonc, j'aurai fait de mon mieux, avec ce que j'ai comme bagages et comme traces de l'éducation que j'ai reçue de quelqu'un qui avait appris sur le tas, comme moi. Et je serai la raison qu'ils évoqueront plus tard de toutes leurs tares !!!
Je ne m'ennuie pas des grasses matinées, des après-midi silencieux, des dimanches à ne rien faire... Ahhhhhhh ! Ben oui, peut-être des fois mais... J'en ai eu en masse. Et je ne les troquerais pas contre ce que je vis tous les jours depuis treize ans. Quand je fais le calcul de tout ce que j'ai fait depuis que je suis consciente, ma plus belle réalisation c'est sans conteste mes trois enfants. J'aurais passé à côté de quelque chose de fondamental si je n'avais pas fait d'enfants. J'ai des amies qui ont franchi la quarantaine sans enfants parce qu'elles n'avaient pas trouvé L'HOMME. Allez donc leur donner 40 raisons de ne pas avoir d'enfants voir ! Elles vont vous arracher la tête ! Et je les aiderai !
vendredi 11 avril 2008
En attendant le temps...
Je vous ai un peu négligés ces derniers temps. J'ai pas beaucoup de temps libres disons... Alors je vous mets un petit lexique...
Neuf expressions utilisées par les femmes
PARFAIT ! :
Utilisé par les femmes pour mettre fin à une argumentation lorsqu'elle sait qu'elle a raison et qu'il est grand temps pour vous de vous taire !
CINQ MINUTES :
Si elle le dit en se préparant pour sortir, ça signifie une demie-heure. Cinq minutes sont réellement cinq minutes seulement lorsqu'elle vous a donné ces cinq minutes pour regarder encore le match à la télé avant d'aller l'aider aux tâches ménagères.
RIEN ! :
C'est le calme avant la tempête ! Ce mot signifie en fait qu'il y a quelque chose et vous devriez être sur vos gardes. Les discussions commençant par RIEN aboutissent habituellement avec PARFAIT !
C'EST ÇA, FAIS DONC ÇA ! :
C'est un défi, pas une permission. Ne le faites pas !
GROS SOUPIR : Ce n'est pas un mot, mais une déclaration non verbale souvent mal comprise par les hommes. Un gros soupir signifie qu'elle pense que vous êtes un idiot et elle se demande pourquoi elle perd son temps ici, à vos côtés, à se disputer à propos de RIEN (référez-vous au # 3 pour la signification de RIEN).
S'CORRECT ! :
C'est la déclaration la plus dangereuse qu'une femme peut faire à un homme. Ça signifie qu'elle va penser longtemps et durement avant de décider de quand et comment vous payerez pour votre erreur !
MERCI ! :
Une femme vous est reconnaissante ! Ne posez pas de question et dites juste 'Bienvenue'. (Je veux ajouter une clause ici; c'est vrai à moins qu'elle ne dise 'Merci beaucoup' sur un ton sarcastique. En effet, c'est le sarcasme pur et elle n'est en fait pas reconnaissante du tout. Dans cette situation ne dites pas 'Bienvenue' car ceci mènera inévitablement à 'Anyway', 'Peu importe' ou 'Laisse faire'.
ANYWAY ou PEU IMPORTE ou LAISSE-FAIRE:
Est une façon polie de vous dire : ' va ______ !!!' ou le fameux '____ you !!!'
LAISSE-FAIRE, M'A L'FAIRE ! :
Autre déclaration dangereuse ! C'est la manière qu'a une femme de dire à un homme qu'il est incapable de faire plus d'une chose à la fois, d'établir ses priorités et d'agir quand c'est l'temps. De toute façon, c'est trop tard, car elle s'en occupe elle-même maintenant ! Ceci aboutira à la question de l'homme : 'Qu'est-ce qu'il y a ?' Ce qui engendrera la réponse de la femme : 'RIEN'.
Neuf expressions utilisées par les femmes
PARFAIT ! :
Utilisé par les femmes pour mettre fin à une argumentation lorsqu'elle sait qu'elle a raison et qu'il est grand temps pour vous de vous taire !
CINQ MINUTES :
Si elle le dit en se préparant pour sortir, ça signifie une demie-heure. Cinq minutes sont réellement cinq minutes seulement lorsqu'elle vous a donné ces cinq minutes pour regarder encore le match à la télé avant d'aller l'aider aux tâches ménagères.
RIEN ! :
C'est le calme avant la tempête ! Ce mot signifie en fait qu'il y a quelque chose et vous devriez être sur vos gardes. Les discussions commençant par RIEN aboutissent habituellement avec PARFAIT !
C'EST ÇA, FAIS DONC ÇA ! :
C'est un défi, pas une permission. Ne le faites pas !
GROS SOUPIR : Ce n'est pas un mot, mais une déclaration non verbale souvent mal comprise par les hommes. Un gros soupir signifie qu'elle pense que vous êtes un idiot et elle se demande pourquoi elle perd son temps ici, à vos côtés, à se disputer à propos de RIEN (référez-vous au # 3 pour la signification de RIEN).
S'CORRECT ! :
C'est la déclaration la plus dangereuse qu'une femme peut faire à un homme. Ça signifie qu'elle va penser longtemps et durement avant de décider de quand et comment vous payerez pour votre erreur !
MERCI ! :
Une femme vous est reconnaissante ! Ne posez pas de question et dites juste 'Bienvenue'. (Je veux ajouter une clause ici; c'est vrai à moins qu'elle ne dise 'Merci beaucoup' sur un ton sarcastique. En effet, c'est le sarcasme pur et elle n'est en fait pas reconnaissante du tout. Dans cette situation ne dites pas 'Bienvenue' car ceci mènera inévitablement à 'Anyway', 'Peu importe' ou 'Laisse faire'.
ANYWAY ou PEU IMPORTE ou LAISSE-FAIRE:
Est une façon polie de vous dire : ' va ______ !!!' ou le fameux '____ you !!!'
LAISSE-FAIRE, M'A L'FAIRE ! :
Autre déclaration dangereuse ! C'est la manière qu'a une femme de dire à un homme qu'il est incapable de faire plus d'une chose à la fois, d'établir ses priorités et d'agir quand c'est l'temps. De toute façon, c'est trop tard, car elle s'en occupe elle-même maintenant ! Ceci aboutira à la question de l'homme : 'Qu'est-ce qu'il y a ?' Ce qui engendrera la réponse de la femme : 'RIEN'.
mardi 11 mars 2008
Fakebook

Ah la grosse question ! J'me fais-tu une page ou non ? J'y vas-tu, j'y vas pas ? Pis finalement c'est Dan qui m'a lancé l'invite. Ça a pris deux secondes, il me souhaitait la bienvenue dans le monde du narcissisme et du je-me-moi et Ennego me tirait la pipe pour me dire: "Ahhhhhhh, je le savais ! T'es enfin là !" et Maude me lâchait: "Me semblait aussi, technologique comme t'es..." Bref : Je me suis faite "eue" !
Alors depuis quelques jours je suis dans le monde du "trop d'informations". J'ai jamais autant su sur du monde... Assez que parfois, on est presque déçu qu'il ne se soit rien ajouté depuis la dernière heure... Comment ça se fait que personne a changé de face, est devenu ami avec quelqu'un que je ne connais pas, a parti un club d'échangiste ou veut nous donner un chien de sa chienne ??? Hum ! Comment ça se fait ?!!!
Ce qui me frappe c'est pas tant le narcissisme... Le plus étrange c'est l'univers un peu... Je vais le dire... Je cherche le mot... Pas ludique, c'est trop cute... Pas immature, pas enfantin, pas bébé... Juste un peu "dans la cour de ma classe de primaire". Veux-tu être mon ami ? Oh, t'es plus mon ami ! T'as la même date de fête que moi, je suis heureux en ce moment, regarde, ça c'est moi pendant mes vacances avec du monde que tu connais pas... Tout le langage de Facebook est axé là-dessus. Mon carré de sable, mon mur (comme celui de ma chambre ?) mon groupe, mon émission, mon film préféré, mon ancienne école, mon club... "Ma mère est coiffeuse, mon père est électricien" est devenu: mon Karma est X, mon personnage de Sex and the city est Y ?
Et on fait des choses vraiment weird. Comparer ses amis, remplir un quiz pour savoir quelle toune des années 80 tu es, trouver le personnage de Passe-Partout en nous, dire comment on se sent aujourd'hui, devenir fan de bobettes, cruiser anonymement, faire un beau dessin pour quelqu'un...
On est revenu au temps des Valentins... On peut s'envoyer des câlins, des pots de fleurs, un lapin ou un canard, un Oscar dans une boule à neige... On peut s'attaquer avec un de nos pouvoirs de super héros. Oui, oui, on peut jouer aux bonhommes! J'ai été super héros 15 minutes. Je me suis entraînée, j'ai ramassé des "manas" (des points Fakebook ???) J'ai lancé des éclats de glace à une amie et quand je suis revenue 3 heures plus tard 8 personnes que je connais pas m'avait attaquées avec des roches, de l'hypnose ou autre poudre à gratter virtuelle !!!) Fiou ! J'ai raccroché ma cape assez vite !!! Pas capable de voler, moi !
C'est vraiment un univers étrange... Je vais continuer d'observer mais je garantis pas de rester toute la game...! J'ai peur de découvrir qu'on me sodomise virtuellement, habillée en mascotte sur le funwall de quelqu'un avec qui je suis allée au Cégep ...
ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
Alors depuis quelques jours je suis dans le monde du "trop d'informations". J'ai jamais autant su sur du monde... Assez que parfois, on est presque déçu qu'il ne se soit rien ajouté depuis la dernière heure... Comment ça se fait que personne a changé de face, est devenu ami avec quelqu'un que je ne connais pas, a parti un club d'échangiste ou veut nous donner un chien de sa chienne ??? Hum ! Comment ça se fait ?!!!
Ce qui me frappe c'est pas tant le narcissisme... Le plus étrange c'est l'univers un peu... Je vais le dire... Je cherche le mot... Pas ludique, c'est trop cute... Pas immature, pas enfantin, pas bébé... Juste un peu "dans la cour de ma classe de primaire". Veux-tu être mon ami ? Oh, t'es plus mon ami ! T'as la même date de fête que moi, je suis heureux en ce moment, regarde, ça c'est moi pendant mes vacances avec du monde que tu connais pas... Tout le langage de Facebook est axé là-dessus. Mon carré de sable, mon mur (comme celui de ma chambre ?) mon groupe, mon émission, mon film préféré, mon ancienne école, mon club... "Ma mère est coiffeuse, mon père est électricien" est devenu: mon Karma est X, mon personnage de Sex and the city est Y ?
Et on fait des choses vraiment weird. Comparer ses amis, remplir un quiz pour savoir quelle toune des années 80 tu es, trouver le personnage de Passe-Partout en nous, dire comment on se sent aujourd'hui, devenir fan de bobettes, cruiser anonymement, faire un beau dessin pour quelqu'un...
On est revenu au temps des Valentins... On peut s'envoyer des câlins, des pots de fleurs, un lapin ou un canard, un Oscar dans une boule à neige... On peut s'attaquer avec un de nos pouvoirs de super héros. Oui, oui, on peut jouer aux bonhommes! J'ai été super héros 15 minutes. Je me suis entraînée, j'ai ramassé des "manas" (des points Fakebook ???) J'ai lancé des éclats de glace à une amie et quand je suis revenue 3 heures plus tard 8 personnes que je connais pas m'avait attaquées avec des roches, de l'hypnose ou autre poudre à gratter virtuelle !!!) Fiou ! J'ai raccroché ma cape assez vite !!! Pas capable de voler, moi !C'est vraiment un univers étrange... Je vais continuer d'observer mais je garantis pas de rester toute la game...! J'ai peur de découvrir qu'on me sodomise virtuellement, habillée en mascotte sur le funwall de quelqu'un avec qui je suis allée au Cégep ...
ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
mardi 26 février 2008
Regardez donc ça...
Jon Lajoie, un acteur du télé-roman L'auberge du chien mort...euh noir. Y a des bonnes affaires...
Cliquez là
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mercredi 20 février 2008
Ce qui m'énaaaaaaaaaaaarve !
Je le sais je l'ai déjà fait ce sujet-là... Mais je suis quand même intègre, je m'assume. J'ai le tempérament facilement agressable. Ça se dit pas. je le sais. Mais ça justement ça m'énerve ! On devrait avoir le droit d'utiliser un mot comme on veut. Tout le monde ici comprend ce que je veux dire, on peut-tu juste laisser faire ?
Un trio
J'aime pas payer pour des affaires que je veux pas. Les estis de trios... Si je la veux pas moi la liqueur noyée dans de la glace ? Je devrais pas avoir à payer pour 2 tasses de glaçons et une cuillièrée de sirop.
Un ticket ?
Moi payer 42 $ pour me faire dire que j'ai oublié de changer ma voiture de place, que j'avais pas le droit de me stationner au seul endroit que j'ai réussi à trouver à trois kilomètres de où je voulais aller: Ça m'écoeure !
La taxe de bienvenue quand on achète une maison ? Je suis bizarrement faite, mais je ne me sens pas bienvenue quand il faut que je paye plus de 1000 dollars pour me faire accepter d'un quartier où je ne connais encore personne. Non !
Le parcomètre... Ahffff, j'arrête ici les affaires qu'on paye pour rien.

J'aime pas les Intrépid. Ben les conducteurs d'Intrépid. En général quand on suit une voiture de marque Intrépid, le chauffeur est un mononcle qui prend son temps, hésite aux carrefours, ne met pas son clignotant pour signaler qu'il va tourner et ralentit quand il cherche une adresse... Y a les Volvo aussi qui m'énervent. Vous remarquerez, elles ne roulent jamais vite. Il y a un moteur de je ne sais plus combien de chevaux là-dedans, souvent, elles sont même turbo mais criss, non, pas capable de dépasser ! Ma chum Sylvie a une explication très simple. Les acheteurs de Volvo ont choisi la Volvo pour sa très grande sécurité, pour sa construction exceptionnellement fiable. Donc, de par leur nature profonde, les conducteurs de Volvo sont des gens peureux... Ils ne peuvent pas rouler vite, ils sont juste inquiets, en sécurité derrière leur habitacle construit avec les normes de sécurité les plus élevées. J'haïs les conducteurs de Volvo.
J'aime pas les mentions "Peut contenir des traces de..." Comment ça, "peut" ? Tu sais pas ce que t'as mis dedans et tu veux nous le vendre ? Je me vois moi vendre un concept télé et dire au producteur: Les feuilles de papier que tu tiens en ce moment"PEUVENT contenir un bon show..." . Ma série "Peut contenir un élément fort", "Peut contenir un animateur"...
Bon, je me suis un peu emportée... Qu'est-ce qui vous énerve VOUS ?
Un trio

J'aime pas payer pour des affaires que je veux pas. Les estis de trios... Si je la veux pas moi la liqueur noyée dans de la glace ? Je devrais pas avoir à payer pour 2 tasses de glaçons et une cuillièrée de sirop.
Un ticket ?
Moi payer 42 $ pour me faire dire que j'ai oublié de changer ma voiture de place, que j'avais pas le droit de me stationner au seul endroit que j'ai réussi à trouver à trois kilomètres de où je voulais aller: Ça m'écoeure !
La taxe de bienvenue quand on achète une maison ? Je suis bizarrement faite, mais je ne me sens pas bienvenue quand il faut que je paye plus de 1000 dollars pour me faire accepter d'un quartier où je ne connais encore personne. Non !
Le parcomètre... Ahffff, j'arrête ici les affaires qu'on paye pour rien.

J'aime pas les Intrépid. Ben les conducteurs d'Intrépid. En général quand on suit une voiture de marque Intrépid, le chauffeur est un mononcle qui prend son temps, hésite aux carrefours, ne met pas son clignotant pour signaler qu'il va tourner et ralentit quand il cherche une adresse... Y a les Volvo aussi qui m'énervent. Vous remarquerez, elles ne roulent jamais vite. Il y a un moteur de je ne sais plus combien de chevaux là-dedans, souvent, elles sont même turbo mais criss, non, pas capable de dépasser ! Ma chum Sylvie a une explication très simple. Les acheteurs de Volvo ont choisi la Volvo pour sa très grande sécurité, pour sa construction exceptionnellement fiable. Donc, de par leur nature profonde, les conducteurs de Volvo sont des gens peureux... Ils ne peuvent pas rouler vite, ils sont juste inquiets, en sécurité derrière leur habitacle construit avec les normes de sécurité les plus élevées. J'haïs les conducteurs de Volvo.J'aime pas les mentions "Peut contenir des traces de..." Comment ça, "peut" ? Tu sais pas ce que t'as mis dedans et tu veux nous le vendre ? Je me vois moi vendre un concept télé et dire au producteur: Les feuilles de papier que tu tiens en ce moment"PEUVENT contenir un bon show..." . Ma série "Peut contenir un élément fort", "Peut contenir un animateur"...
Bon, je me suis un peu emportée... Qu'est-ce qui vous énerve VOUS ?
mardi 12 février 2008
Dustin déchaîné
Vous voulez rigoler ? Regardez ce fou de Hoffman en entrevue avec une journaliste qui perd littéralement le contrôle de son entrevue ! C'est tellement drôle. Écoutez bien le rire, il fait du bien !
vendredi 8 février 2008
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